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22 février 2012

Unidos da Tijuca, vainqueur du défilé des écoles de samba du Carnaval de Rio 2012 !

Après deux nuits de folie dans un Sambodrome plein comme un oeuf (et qui aura accueilli plus de 150.000 spectateurs dans son enceinte remodelée tout récemment), les 13 écoles du groupe Spécial attendaient avec une grande anxiété la fin de journée de ce mercredi des Cendres, synonyme de révélation du nom de l'école de samba qui allait l'emporter, après plusieurs heures d'un long travail d'épuration des votes des jurés (suivant un système de notations complexe et qui ressemble assez à celui qui a cours dans le patinage artistique).

Le nouveau Sambodrome et ses 75.000 places désormais

Pour ma part, j'ai eu la chance d'assister au défilé du lundi soir, et après avoir dévalé l'avenue avec la sympathique União da Ilha aux sons d'un hymne hommage au...Royaume-Uni (JO de 2012 obligent), j'ai apprécié le spectacle magique fourni par quatre des plus grandes écoles que Rio (et donc la planète ;) ait enfanté : Salgueiro, sa bateria Furiosa et sa muse de char...seins nus, Mangueira et une Beth Carvalho en pleine(s) forme(s), Unidos da Tijuca, son carnavalesco Paulo Barros toujours barré (mais avec un défilé un ton au-dessous des années précédentes, me semble t-il) et sa rainha de bateria bionique, Gracyanne Barbosa, et Grande Rio, et un beau samba-enredo dédié à la superação (au dépassement de soi, beau symbole pour une école qui avait énormément souffert de l'incendie qui avait brûlé la grande partie de ses fantasias en  2011).

Le Sambodrome, tel qu'en lui-même

La Bateria Furiosa de Salgueiro

Cachez ces seins...

Beth, a madrinha do samba

Très beau char d'Unidos da Tijuca

Gracyanne...gracieuse ?

Le char fumant de Grande Rio

Une première tendance avait été donnée dès mardi, avec le Prix d'Or remis par les journalistes du Globo (qui est au Carnaval ce que les Golden Globe Awards sont aux Oscars) à la belle et traditionnelle Unidos da Vila Isabel, l'école de coeur du grand sambista Martinho da Vila, qui aura enchanté les foliões présents dans Sapucai avec un superbe samba-enredo en hommage à un pays frère (et ancienne colonie portugaise), l'Angola.

Vila et l'Angola

Mais finalement, et après un combat très serré contre cette même Vila Isabel (qui termine finalement 3ème), mais aussi Salgueiro (la vice-championne) et Beija-Flor (3ème), c'est...Unidos da Tijuca qui l'emporte cette année ! Après avoir déjà été titrée en 2010 (pour la première fois en 70 ans !), puis flouée l'année dernière au profit de Beija-Flor, c'est avec un défilé qui honorait le grand chanteur du Sertão Luiz Gonzaga -mais que j'ai jugé pour ma part moins réussi qu'en 2011, que Unidos da Tijuca vient trôner tout en haut de la hiérarchie des écoles de samba, portée par son mentor carnavalesco (l'équivalent du directeur artistique) Paulo Barros, et ce pour -seulement- la 3ème fois de son histoire !

Et voici un extrait de la Comissão da Frente de Unidos da Tijuca (encore une fois très originale) :


Et quelques photos prises sur le vif, par votre serviteur, du défilé d'Unidos da Tijuca, championne du Carnaval 2012 !!

Comissão da frente : très réussie ! 

Premier char lunaire...

Les bahianaises de Tijuca

Bateria, onibus e cia

Les poissons du rio São Francisco 
Les maisons colorées du Sertão

Bravo à l'école du quartier de Borel, que nous avions visité pour un ensaio voici quelques semaines (le moment avait été formidable, avec une photo sympathique en compagnie de Robocop-Gracyanne) ! C'est une nouvelle fois la victoire de l'audace et du show (qu'incarne parfaitement les tijuquenses) contre la tradition que représentent les écoles comme Vila Isabel ou Mangueira. Cela démontre toute la vivacité et la modernité de ce spectacle vivant, certainement le plus beau au monde, et qui fait battre le coeur d'une ville et d'un pays des mois durant.

11 février 2012

Carnaval de Rio 2012, le programme !

Amis foliões ("fêtards", ou festayres dirait-on au Pays Basque) de Rio et d'ailleurs, le Carnaval de Rio, la plus grande fête de rue de notre belle planète, est sur le point de revenir ! Plus qu'une petite semaine, et l'on rentrera dans la calor carnavalesca pour 6 jours de défilés d'écoles de samba (du vendredi 17 au mercredi 23 février), de festivités de rue (les fameux blocos), de déguisements (fantasias) en tout genre et...de quelques dizaines (centaines ?) de milliers d'hectolitres de cerveja bem gelada (bière bien fraîche) qui ne va pas manquer de couler à flots !
Petite passage en revue des incontournables du Carnaval, pour tous ceux et toutes celles qui auront le privilège d'être dans notre Rio d'adoption durant ces quelques jours de folia :)

# Les derniers préparatifs :
- Les 12 écoles de samba du groupe spécial finissent de peaufiner leurs enredos (les hymnes pour le défilé de chacune d'entre elles), et ce week-end du 11 et 12 février marque ainsi les derniers ensaios (répétitions) dans les quadras (les sièges des écoles) : parmi les plus prestigieuses, Mangueira et Salgueiro vous invitent ce samedi soir aux rythmes assourdissants de leur baterias (les deux meilleures des écoles, à coup sûr). União da Ilha, avec qui nous défilerons cette année (!), fait son dernier ensaio ce samedi soir également.
Tout le programmme des derniers ensaios est disponible derrière ce lien (en portugais mais facile à décrypter ;) !

União da Ilha, qui rendra hommage à Londres 2012

- Les blocos de rue, comme à l'accoutumée, n'ont pas attendu le jour d'ouverture officielle du Carnaval pour envahir les rues de la Cidade Maravilhosa ! Gros week-end déjà ces 11 et 12 février, avec en particulier Simpatia e quase Amor (l'un des plus fameux blocos de la Zona Sul de Rio ) qui s'élancera du Centro ce samedi à 15h depuis la place Osorio à Ipanema (on y attend 80.000 personnes !), ou encore le récent et déjà hyper populaire Bloco da Preta (animé par la chanteuse Preta Gil, fille de Gilberto), qui compte réunir plus de 200.000 personnes dans le Centro ce dimanche 12 à 14h !

Bloco da Preta, 3 ans et déjà toutes ses dents :)

# Le programme détaillé ! 
- Evidemment, le clou du Carnaval, c'est le défilé des écoles de samba du groupe spécial (les 12 meilleures écoles de Rio), qui aura lieu sur deux nuits, les 19 et 20 février prochains ! Toutes les infos pour suivre de près cette grande fête sur le site de la LIESA, et évidemment diffusion en direct sur la Globo de 20h à 6h du matin, les deux soirs durant. Le vendredi 17 est également une date spéciale, avec le défilé des écoles "mirins", pour les enfants. Un spectacle également à ne pas rater, qui se déroule lui aussi en plein coeur du Sambodrome !

Jours et ordre des défilés des écoles de samba du groupe Spécial

- Des centaines de blocos défileront tout au long des jours et des nuits du Carnaval ! Vous retrouverez sur l'excellent site Diario do Rio l'agenda complet du Carnaval de rue de la ville ! Et pour vous donner envie de participer à cette grande fête populaire, suivez l'appel des grands noms de la samba de Rio, et aussi tous ces cariocas anonymes qui incarnent l'esprit si particulier de la ville et que nous adorons tant : en vidéo ci-dessous !


- Et bien sûr, n'oublions pas les nombreux bailes (bals de Carnaval) qui vont animer les chaudes nuits de Rio ! Le choix est plutôt cornélien, entre le Baile Vermelho e Preto (de mon Flamengo) au Monte Libano, le 18 février, les célèbres bailes du Jockey Club, dont la traditionnelle Feijoada do Amaral, ou encore le Baile da Mangueira, le 18 février également, à la Scala Rio. Toutes les infos et la programmation complète (ou presque) ici, sur le Rio Guia Oficial

Mengooooooooooo !
Joyeux Carnaval ! 

02 juin 2011

Les 10 meilleures sambas de l'Histoire !

Aujourd'hui, je suis d'humeur légère. Voilà un état d'esprit tout trouvé pour m'échapper du côté sérieux, voire compassé du présent blog, et vous présenter, en toute modestie (?) et subjectivité, quelques-unes de mes chansons de samba préférées. Et comme je ne fais pas les choses à moitié et qu'il n'est quand même pas question de la jouer "low profile" sur ce blog qui flirte tout de même régulièrement avec Narcisse, j'ai donc intitulé ce post "Les 10 meilleures sambas de l'Histoire" (avec un grand H, vous l'aurez aussi noté) ! Loin de moi cependant la prétention de rivaliser avec les sites ou blogs référents en la matière (en vérité un seul, formidable, intitulé Bossa Nova Brasil que je vous recommande chaudement, tenu et animé par Thierry Gillmann, dont la connaissance encyclopédique de la musique brésilienne ne cesse de me sidérer), mais j'aime bien être assez définitif dans mes propos, c'est l'un des reproches (ou louanges ? ;) que l'on me fait souvent...

Bref, allons-y, en musique et en images, quel outil formidable ce Youtube quand même !

1. On commence avec l'incontournable Rainha do Samba, Beth Carvalho (que nous avons eu la chance de voir en concert voici une dizaine de jours) et son hymne à la fête justement intitulé "Vou festejar", chanson qui passe en boucle lors du Carnaval de Rio, au sein de quasiment tous les défilés de blocos. Chora, não vou ligar, chegou a hora, vai me pagar !!...


 2. On continue avec le débonnaire, sympathique et évidemment carioca Zeca Pagodinho, qui avec "Verdade", a pondu en 1996 une magnifique samba-pagode, qui fut logiquement l'un des plus gros succès de sa belle et déjà longue carrière. Descobri que te amo demais !...


3. Que dire du "Foi um rio que passou na minha vida", l'hymne de la nation portelense (la traditionnelle école de samba de Portela), écrit en 1970 par le grand Paulinho da Viola, qui fut d'ailleurs le plus gros tube de cette année au Brésil. Se um dia, meu coração for consultado, para saber se andou errado, sera dificil negar...


4. Puisqu'on parle de Portela, comment oublier "Exaltação a Mangueira", cette autre samba intemporelle, écrite en 1956 par le duo Eneas Brites da Silva / Aloisio Augusto de Costa en hommage à la plus grande école de samba de Rio (donc du monde), Estação Primeira de Mangueira ? Cette "exaltation" est devenue l'hymne incontournable de l'école rosa e verde, avec laquelle débute chaque présentation de Mangueira dans les travées du Sambodrome, année après année. J'aime tout particuilèrement la version chantée par la Velha Guarda de l'école (la "vieille garde"), ici en "duo" avec le mangueirense doente Chico Buarque (dont on va reparler). Chegou, ho hoooooo, a Mangueira chegou ho hoooo...


5. La samba a ça de magique qu'elle ne peut laisser votre corps et votre âme indifférents. Quand retentissent les premiers accords, vous voilà en train de vous trémousser, avec de surcroît une large banane sur le visage ! Cette joie simple, cette force irrésistible qui vous fait lever de votre chaise, on les ressent comme des évidences en écoutant "Canta canta minha gente", écrite en 1974 par l'immense Martinho da Vila, chanson aux paroles d'un optimisme forcené, tellement...carioca ! Canta canta minha gente, deixa a tristeza pra là, canta forte canta alto, e a vida vai melhorar !!...


6. Nelson Cavaquinho, l'un des pères historiques de la samba, qui aurait eu 100 ans cette année (et qui fut fêté comme il se doit par Mangueira lors du défilé de cette année), a composé cette merveille intitulée "Folhas secas", portant aux nues son école de coeur et le morro (de Mangueira) où il vécut longtemps. Je vous livre également la très belle version que chante Beth Carvalho...Não sei quantas vezes subi o morro cantando...



7. Encore un bijou de samba, imaginée par une triplette magique, Chiquinho, Mauricio Lins et Acyr Marques, que l'on entend régulièrement dans les nombreuses casas de samba du quartier nocturne et musical de Lapa. Il est ici interprétée par un fameux duo, composé pour l'occasion : le vénéré -et déjà cité- Zeca Pagodinho, et le fondateur du fameux groupe-orchestre Fundo do Quintal, Almir Guineto. Destino, porque fazes assim, tenha pena de mim ?...


8. Le mestre Cartola. L'une des légendes de la samba, fondateur en 1928 de la grande Mangueira, puis oublié de tous avant de renaître dans les années 70 et d'obtenir enfin la consécration que son talent unique de compositeur et d'interprète de quelques-unes des plus belles sambas de l'histoire méritait. Thierry, sur BossaNovaBrasil, vous en dit plus sur ce personnage clé de la chanson brésilienne, disparu en 1980 et aujourd'hui vénéré à l'égal d'un demi-dieu. Il a composé, parmi tant d'autres, cette incroyable chanson intitulée  "Alvorada" et reprise par tout ce que Rio compte de sambistas (la Rainha Beth en tête). Alvorada la no morro que beleza, ninguem chora, não ha tristeza...


9. Voici sans doute la samba (quoique par moments cette chanson s'éloigne des canons traditionnels de la "pure" samba) la plus connue à l'étranger, en tout cas dans notre bonne vieille France, par la grâce d'un spot publicitaire des années 80 pour une marque de boisson sucrée bien connue : la fameuse pub Schweppes et son noir et blanc granuleux, ses muses en longues robes noires dansant jusqu'à plus soif (sic !) et aux formes callipyges, la plage de Leme en toile de fond. Et c'est le poète, écrivain et chanteur à grand succès Chico Buarque (carioca également, est-il besoin de la préciser ;) qui a composé cette autre ode à la joie. Essa moça ta diferente, ja não me conhece mais...


10. Comment conclure cette sélection évidemment non exhaustive et encore une fois tellement subjective sans vous offrir cette samba au corps triste et aux paroles qui célèbrent la nécessaire continuation de cette musique d'une richesse et d'une profondeur quasi sans égale, même après que minhas pernas não puderem aguentar (mes jambes ne puissent plus le supporter). C'est Alcione (née à São Luis, dans le Maranhão, enfin une non-carioca !) qui interprète avec un talent indescriptible cette samba intemporelle composée par Edson Conceição en 1975 et  intitulée "Não deixe o samba morrer" (Ne laissez pas la samba mourir) : message bien compris, Alcione ! Quando eu não puder mais pisar na Avenida, levar meu corpo junto com meu samba...


Et tiens je ne peux résister au plaisir de poster aussi ce qui est certainement le samba-enredo (la chanson créée tous les ans par chacune des écoles de samba, avant de défiler sur le Sambodrome) le plus célèbre de l'Histoire, hymne parmi les hymnes du Carnaval de Rio : "Explode Coração", de la grande (encore une !) Salgueiro, composé pour le défilé de 1993, année où l'école du quartier de Tijuca remporta haut-la-main son 8ème titre dans l'arène mythique de Sapucai ! Quelle énergie ! Qui peut raisonnablement rester assis en écoutant cela ?! Explode coração, na maior felicidade, é lindo meu Salgueiro, contagiando sacudindo essa cidade !...


Et vous, quelle est votre samba préférée ? :)

16 mars 2011

Carnaval de Rio 2011 : Beija-Flor titrée, Unidos da Tijuca flouée !

Les dernières effluves carnavalesques sont déjà derrière nous, mais je ne vais tout de même pas faire l'économie de vous poster quelques mots (agrémentés de force vidéos et photos !) concernant les défilés des écoles du Grupo Especial, qui se sont déroulés les 5 et 6 mars, et que votre serviteur-frenchman a non seulement accompagnés avec paixão et intérêt, mais a poussé la "dédication" (ah non ça ne se dit a priori pas en français...) jusqu'à, une nouvelle fois, défiler au coeur même de la mythique arène de Sapucai !

Commençons donc par notre propre défilé, avec la sympathique école de São Clemente, qui a rejoint le Grupo Especial cette année seulement. Bien entendu, ses moyens et ses ambitions ne sont pas ceux des divas du Sambodrome, les Beija-Flor, Unidos da Tijuca, Salgueiro ou Mangueira, mais l'école compense avec une proximité et une simplicité qui fait du bien, après les difficultés que nous avons connu l'année dernière lors du défilé avec la traditionnelle mais impersonnelle Imperatriz.

Concentration à 20h près de l'immeuble qui répond au doux nom de "Balança mas não cai" ("il se balance mais il ne tombe pas", c'est dire la sécurité du lieu ;), en compagnie de nos amis et compagnons de défilé Dominique et Olivier, premières photos et premiers préparatifs, tout enfiévrés que nous sommes ! Et puis le samba-enredo de l'école débute ("Sou Carioca e São Clemente..."), et nous voici partis, entamant quelques pas ressemblant de loin à de la samba no pé, mais l'énergie et la volonté sont présentes ! L'entrée dans l'avenida est toujours aussi impressionnante, et 40 minutes après, l'odyssée s'achève, heureux et suants, la gorge sèche à force de suer et de chanter à tue-tête l'hymne clementino. C'est déjà le moment de la "dispersion", au pied de l'arche de l'Apoteose, et nous nous changeons rapidement avant de traverser les secteurs du Sambodrome (où les rencontres sont souvent cocasses) et monter enfin dans les arquibancadas pour assister à la suite du spectacle qui s'annonce grandiose.
Si on n'est pas beaux !...
Hum ! Une guêpe...imposante :)
Ci-dessous le défilé de São Clemente, filmé par la TV brésilienne (la seule vidéo "non originale" !). Notre ala (littéralement, "aile", ou "section") arrive a 5'20" ! Je ne m'y suis pas vu, mais j'y étais bien, je vous le promets !

Et nous voici installés dans les travées du secteur 5, pour suivre 8 heures durant (fin effective à 6h15 du mat' !) les 5 autres écoles qui défilent en ce beau dimanche de Carnaval :
Imperatriz : enredo faible, chars moyens, innovation zéro, passons...;
Portela : costumes superbes -malgré le feu qui a ravagé voici un mois la Cidade do Samba, brûlant la majorité des fantasias de l'école la plus titrée de l'histoire, chars magnifiques, mais bateria souffreteuse et enredo moyen-moins) ;
- Unidos da Tijuca : énorme claque de nouveau, le carnavalesco Paulo Barros s'est surpassé avec un enredo canon (le meilleur de tous avec celui de Mangueira) autour du thème de la "Peur au Cinéma", une comissão da frente exceptionnelle -comme d'habitude, des fantasias originales, des chars incroyables, des animations divertissantes et surprenantes (le requin de "Jaws" en plein Sapucai, Indiana Jones à l'arrache...), bref un spectacle vivant prodigieux, qui mérite d'évidence le titre, même si la bateria de Unidos ne parvient pas à se mettre au diapason et reste LE point faible des Tijucanos ;
- Vila Isabel : belle production, jolie explosion de couleurs, le reine Gisele Bundchen en superstar sur le dernier char, défilé "clean" mais trop académique à mon goût ;
- Mangueira : l'école la plus populaire de Rio me déçoit, avec un défilé un peu bordélique, des carros alegoricos et des fantasias moyens et définitivement trop axés rose et vert (les couleurs de Mangueira). Le retour de Beth Carvalho sur un char mangueirense après 5 ans de fâcherie, et plus encore la magnifique prestation de la bateria de l'école ne suffisent pas à combler la faiblesse générale de l'ensemble.

Et allez, pour vous illustrer tout cela, un petit best-of des meilleures photos que j'ai pu prendre, et surtout quelques vidéos assez chouettes, en particulier de la fantastique prestation de Unidos da Tijuca.
Un char d'Imperatriz : bof...
Le bel aigle de Portela
Avatar selon Unidos da Tijuca
Harry Potter par Unidos
Jaws ! 
Vila Isabel et ses éléphants
Une rainha de Vila Isabel...plutôt musculeuse ! 
Gisele et la Vila 
Défilé de Vila Isabel
Mangueira...en rose et vert






Lundi, deuxième journée des défilés des écoles du Grupo Especial. D'après les échos, belles prestations de Salgueiro (mais avec un défilé qui s'est terminé hors délais, pas bon...), de União da Ilha (malgré les dommages subis par l'incendie à la Cidade do Samba) et de Beija-Flor, avec un thème facile (la célébration des 50 ans de carrière du rei de la MPB, Roberto Carlos, le chanteur brésilien le plus populaire du pays). Pas de souci à se faire pour Unidos, néanmoins...

Et puis, mercredi, apuration des votes du jury...et consternation ! Beija-Flor vainqueur, avec des notes hallucinantes, et un total de 299,8 sur 300 points possibles ! Unidos da Tijuca, deuxième, "pénalisé" par sa samba-enredo (incroyable, j'ai écouté celle de Beija-Flor, elle ne vaut pas tripette face à celui de Unidos) et par l'"harmonie" de son défilé...Certes, le thème choisi par les Tijucanos était moins empreint de "brasilianité" que l'enredo de l'école de coeur de l'ex-président Lula, mais pénaliser l'originalité et la fantaisie de Unidos et récompenser le classicisme, voire la "fainéantise" de Beija-Flor (qui avait déjà célébré l'année dernière les...50 ans de Brasilia) est une terrible injustice ! Paulo Barros, le Carnavalesco de Tijuca, a ainsi eu beau jeu d'ironiser à ce sujet, soulignant qu'il savait "déjà quel enredo je ferai l'année prochaine. Je voulais faire Madonna, mais comme ils disent que je suis trop 'étranger', j'ai choisi, je vais faire un enredo sur Neguinho da Beija-Flor - le très célébre choriste de l'école-, comme ça, je serais sûr d'avoir la note dix !"

La suite du classement ne me semble pas non plus très cohérente : Mangueira 3ème, devant Vila Isabel, alors que cette dernière a été bien meilleure, sauf sur la samba-enredo et la bateria. Salgueiro et Imperatriz viennent ensuite, le bal des écoles traditionnelles devant et les plus modestes au fond de la classe (Mocidade, Porto da Pedra et ma São Clemente, dernière des écoles notées). Ne bouleversons surtout pas l'ordre établi...

Mais terminons sur une note heureuse : je ne le répéterais jamais assez : le défilé des écoles de samba est l'un des plus grands spectacles vivants au monde, un moment prodigieux et féérique, qui ne donne qu'une seule envie : réserver sa place pour l'année n+1 dans les travées du Sambodrome ! Chers lecteurs, si vous avez l'opportunité -et les moyens- de vivre ce truc in vivo, je vous en conjure : foncez ! 

05 mars 2011

Carnaval de Rio 2011 : c'est parti !

Enfin ! Il se sera fait attendre cette année ! Le Carnaval de Rio débute donc officiellement ce vendredi même (le  roi Momo ayant reçu ce matin les clés de la ville des mains du maire, lui délégant symboliquement le contrôle de la cité carioca) et va courir jusqu'aux premières heures du  mercredi 9 mars. Le plus grand évènement festif au monde (n'en déplaise à ma tendre belle-mère, pour qui les fêtes de Bayonne restent indépassables ;) entre donc en action, et promet cette année d'atteindre des sommets.

Le maire de Rio, le roi Momo et une grosse clé :)
Les écoles de samba de la ville se préparent depuis des mois pour célébrer dignement cette grande fête, et concourir, pour les plus prestigieuses d'entre elles, au sein du fameux Sambodrome. Deux nuits de grand spectacle se préparent, les soirs de dimanche et de lundi, où les écoles, plus luxueuses, créatives et solidaires que jamais, déploieront leurs plus beaux atours (chars étincelants, sambas-enredos entraînants, baterias assourdissantes) pour obtenir les faveurs du jury et succéder à la brillante Unidos da Tijuca, le vainqueur de 2010, emmené de nouveau en 2011 par son brillantissime leader et carnavalesco, Paulo Barros. Solidaires, vous ai-je dit, car le terrible incendie qui a détruit quasiment l'ensemble des carros alegoricos (chars) et des fantasias (costumes) de trois des douze écoles qui défileront (en l'occurence Grande Rio, la plus "touchée", União da Ilha et la traditionnelle Portela) n'a fait que renforcer la volonté de dépassement et de "brillance" des associations, et a surtout contribué à unir encore plus les écoles, rivales dans les notes, mais partenaires dans l'avenue Marques de Sapucai (le nom officiel de la grande artère du Sambodrome).
Magnifique Sapucai...
Pour tout savoir sur les défilés des écoles du Groupe Spécial (les 12 meilleures écoles de la ville), qui éblouiront l'avenue deux nuits durant, devant plus de 150.000 spectateurs en fusion : un seul site, celui de la Liesa, la ligue en charge de l'organisation de ce spectacle incroyable, qui est incontestablement pour moi le clou de ces 5 jours de fêtes. L'énergie, la passion, les couleurs, la magnificence des chars et des costumes, les allégories, font du défilé un moment unique, quasi indépassable en terme d'émotions (je ne vois qu'un bon ASSE-OL pour rivaliser, avec victoire des Verts à la clé, bien sûr ;), et qui surtout est incomparable, selon que vous y assistez devant votre petit écran (bof...) ou au coeur des arquibancadas surchauffées (waaaaaaaaaawww !).
En ce qui nous concerne : évidemment, nous y serons, pour défiler avec la valeureuse São Clemente, dès le dimanche soir à 21 heures, puis pour assister à la suite des festivités, depuis les arquibancadas ! Rendez-vous très prochainement pour le compte-rendu !

Mais le Carnaval de Rio, ce n'est pas seulement le défilé des plus prestigieuses écoles de la ville (et donc du pays, car le Carnaval, C'EST Rio, n'en déplaise aux pitoyables tentatives de ces laborieux paulistas qui ne sont bons que pour bosser sous le ciel plombé et pollué d'une mégalopole austère, voire sinistre :), c'est aussi (et certains vont jusqu'à dire surtout, j'y reviendrai) les quelques 420 blocos (défilés de rue) qui promettent de mettre la ville sens dessus dessous jusqu'au milieu de la semaine prochaine ! Ceux-ci, dont les noms ne ressemblent le plus souvent à rien ("O Pluto é o filho da Pluta" -"Pluto est le fils de Pluta", "Unidos do faz quem quer" -"Union de ceux qui font ce qu'ils veulent", "Ta cheio de maluco ai" - "C'est plein de tarés ici"...), se fixent comme unique objectif de réunir le plus grand nombre possible de foliões (fêtards), et de défiler dans la plus grande anarchie, sous un soleil de plomb, en buvant force bières et en urinant plus que de raison !
Cordão da Bola Preta, 500.000 personnes au taquet dans le Centro...
 A Rio, deux écoles (sic !) s'affrontent sur le sujet des blocos : certains (la majorité ?) estiment que le côté "plus spontané, plus festif, plus carioca, en un mot : plus gai" des défilés de rue reflète beaucoup plus l'âme "intime" du Carnaval. C'est l'avis de mon collègue blogueur Thierry, et de son excellent blog (au demeurant), Bossa Nova Brasil. D'autres estiment (une minorité, grognonne et souvent Leblonneuse ou Gaveaienne -les quartiers les plus "bourgeois/tristes" de la ville) que ces blocos souillent les rues et abîment l'image de la ville. Mon avis est plus nuancé : je constate, avec un soupçon de nostalgie, voire de tristesse, que mes temps de biture sont derrière moi, et que dans le fond, faire du coller-serrer sous 35°C avec des jeunes éphèbes bronzés qui m'arrosent de leurs bières tièdes (si ce n'est pas d'un autre liquide, tout aussi tiède) ne m'éclate plus autant que lorsque j'écumais les fêtes de Pampelune, voici déjà bientôt 20 ans :)...Mais je n'en respecte pas néanmoins l'envie d'en découdre de ces sympathiques hordes de sans-soifs, qui contribuent tout de même a mettre un sacré beau bordel dans la ville, ce qui est dans le fond plutôt sympa, voire subversif !
Je soupçonne néanmoins la majorité de mes congénères gringos (soit tous ceux qui ne sont pas natifs do Brasil) de trouver les blocos "cools" simplement pour faire plus cariocas (ce qu'ils ne sont pas, et moi non plus). Et ça je dois avouer que ça m'agace un chouia...
Bref, trêve de polémique, pour tout savoir là aussi sur les lieux, dates et heures des défilés de tous les blocos, une seule adresse : l'excellent espace du Globo réservé au Carnaval, et ça se passe ici !

Ah, encore deux bons plans avant de vous laisser emporter par la folia carnavalesca ! :
- N'oubliez pas les nombreux bals qui se déroulent tout le long des 5 jours du Carnaval et qui renaissent de leurs cendres, après avoir brillé dans les années 80 et sombré dans les années 90. Si j'en ai un seul à vous conseiller , c'est évidemment le Baile Vermelho e Preto de mon Flamengo, qui aura lieu ce samedi 5 au Clube Monte Libano, à partir de 19h. Avec un peu de chance, vous y croiserez notre nouvelle idole, Ronaldinho Gaucho !
Mengãoooooooo !!
- Pour les amateurs de spectacles sportifs et/ou diurnes, ne ratez pas les tournois de beach-volley au bout de la plage d'Ipanema, dont les vainqueurs de chaque sexe se verront décerner le trophée (très prisé) de Rei e Rainha da Praia (Roi et Reine de la Plage, rien que ça...). Tournoi femmes les 5 et 6 mars, et tournoi hommes les 12 et 13 ! Qui délogera la sculpturale Larissa, vainqueur l'année dernière ?
Larissa, qui n'est pas métisse d'Ibiza...
Et pour terminer : BOM CARNAVAL 2011 !!

22 janvier 2011

Ensaio à São Clemente, notre école de samba pour le Carnaval 2011 !

Après avoir sambé aux sons de la prestigieuse école de Salgueiro en novembre dernier (je vous avais relaté cette expérience fascinante ici -sans parler de la troublante rencontre avec la pulpeuse rainha Viviane Araujo), la soirée de vendredi a été consacrée à une nouvelle immersion in vivo au coeur de ce que la passion carnavalesque qui anime chaque carioca a de meilleur, en l'occurence la découverte de la quadra (le siège de l'école) de la modeste mais sympathique São Clemente.
L'évènement avait ceci de particulier que nous avons d'ores et déjà décidé de défiler lors du Carnaval de cette année (qui se déroulera du 5 au 9 mars prochain) avec cette école, l'une des rares situées dans la Zona Sul de la ville -São Clemente est l'une des avenues principales du quartier de l'agréable quartier de Botafogo, célèbre pour sa vue imprenable sur le Pain de Sucre. Celle-ci ne fait certes pas partie du gotha des écoles cariocas (composé des traditionnelles Portela, Mangueira, Beija-Flor ou encore Salgueiro qui trustent la majorité des titres), mais elle n'en vient pas moins de "monter" en 2010 dans le "Groupe Spécial", composé des 12 meilleures écoles de samba de la ville, et à ce titre, a obtenu l'insigne privilège de défiler dans la cour des grands.
Si São Clemente a vu le jour à Botafogo, la quadra a déménagé voici plusieurs années pour s'installer dans le Centro, le long de la fameuse avenida Presidente Vargas (qui creuse un sillon de 4 kilomètres de long au sein même de la capitale fluminense). Nous nous y rendons donc pour la première fois : le lieu, s'il est quelconque quant à son emplacement et à son cadre plutôt dépouillé, ne manque finalement pas d'un certain charme au fur et à mesure qu'il se remplit de centaines de foliões (fêtards du Carnaval) et de socios (membres) de l'école, dont une bonne partie arbore les traditionnelles couleurs jaune et noir de l'école. La bateria ne manque pas de caractère, même s'il faut avouer qu'elle n'a pas l'énergie et le talent de celle de Salgueiro (réputée pour être la meilleure de toutes les écoles de la ville). Nathalie en profite pour poser fièrement devant une affiche à la gloire de l'école, et j'en fais de même, histoire de vous montrer que nous étions bien présents dans la place :)
La quadra de São Clemente
La bateria de l'école

 Et puis vient le moment tant attendu de découvrir et/ou de chanter l'hymne de la saison 2011, le samba-enredo qui sera celui de São Clemente lors du défilé de cette année. Pour leur retour au sein du Groupe Spécial, le moins que l'on puisse dire, c'est que les organisateurs de l'école n'ont pas pris de risque insensé : le thème retenu est d'un classicisme absolu : "O Rio, abençoado por Deus e bonito por natureza", soit "Rio, béni de Dieu et à la nature magnifique" ! Mais la chanson elle-même est plutôt réussie et remplit pleinement son rôle, nous donner envie de samber et d'en reprendre les paroles ("Sou Carioca e São Clemente, irreverente minha paixão"...). Mais laissons la chanson s'exprimer elle-même, ce sera bien plus explicite que de vaines paroles...
Au final, l'impression générale que nous laisse São Clemente est plutôt bonne. Certes, on est loin du faste et du professionnalisme absolu d'une Salgueiro ou d'une Beija-Flor, mais après avoir défilé avec Imperatriz l'année dernière (une autre école majeure, même si elle se trouve sur la pente descendante), il me semble que nous allons apprécier de vivre une expérience plus "modeste" et peut-être avec moins de tension négative (personne au sein de l'école ne s'imagine gagner lors du défilé : le seul objectif est de rester en Groupe Spécial !). Et, puis, honnêtement, est-ce que l'on ne va pas être superbes, Nathalie et moi, dans les fantasias que nous avons choisies, et qui répondent au doux nom de "Passeio a beira-mar" ("Promenade en bord de mer" ? :).
Suite des festivités prévue pour le 12 février : ensaio tecnico au Sambodrome même avec São Clemente ! Restez "tuned" !

18 novembre 2010

Ensaio à Salgueiro, le Carnaval 2011 se prépare !

Tout le monde connaît le Carnaval de Rio, l'évènement majeur et grandiose de la fête au sein de la Ville Merveilleuse, et celui qui lui confère beaucoup de son prestige et de son image hédoniste. Ce que les gens savent moins, c'est l'incroyable travail préparatoire que requièrent ces 5 jours de fête, en particulier le point d'orgue que constituent les deux nuits des défilés des écoles de samba du Groupe Spécial (les 12 meilleures écoles de la ville, donc du Brésil, donc du monde :).

En effet, tout débute bien avant la date fatidique du Carnaval en lui-même (programmé en 2011 du 4 au 9 mars prochains), au moins 8 à 9 moins avant, avec le choix du thème que l'école mettra en scène (dit enredo), puis avec la véritable compétition interne qui anime chacune des écoles pour élire la musique qui se mariera avec l'enredo élu (musique dite la samba-enredo). Alors que les premiers costumes (fantasias) et chars (carros alegoricos) commencent à être conçus (et pour les premiers mis en vente auprès des foliões -fêtards- souhaitant défiler), chacune des écoles débute les importantes répétitions (ensaios) visant à exécuter au mieux le défilé lors du Carnaval. Ces ensaios ont tout d'abord lieu au sein des quadras (siège) de chaque école, avant la grande répétition générale qui intervient quelques semaines avant le jour J dans l'enceinte même du Sambodrome -je vous avais d'ailleurs fait partager ici l'ensaio tecnico que nous avions accompli avec Imperatriz l'année dernière.

Tout cela pour vous dire que, si nous n'avons pas encore choisi l'école avec laquelle Nathalie et moi défilerons cette année (cela devrait être soit São Clemente, soit...Salgueiro elle-même), nous avons profité du week-end à rallonge (ainsi que de la présence de ma douce belle-soeur Domi) pour aller assister ce samedi à l'un des premiers ensaios de la grande et traditionnelle Salgueiro (vainqueur en 2009) au sein même de sa quadra, dans le quartier de Tijuca.

Après une arrivée tranquille vers les 23h30 aux abords de l'école, nous entrons au sein de la quadra, non sans avoir versé notre (raisonnable) dîme de 25 R$. Nous y croisons une superbe (?) créature accompagné(e?) de son sympathique molosse, et faisons l'incontournable photo devant le logo de l'école nonacampeão (9 victoires au Défilé dans son histoire, faisant de l'école tijucana la quatrième école la plus titrée du Carnaval de Rio, après Portela, Mangueira et Beija-Flor).

Et puis nous pénétrons dans l'enceinte centrale, la quadra mesma, récemment "réformée" comme le disent les brésiliens (soit "restaurée"), et qui en jette vraiment avec ses alignements de carreaux rouge et blanc au plafond, ses accortes donzelles lovées dans l'espace présidentiel, sa velha guarda ("vieille garde", les anciens musiciens et sambistas illustres de l'école) trônant sur la scène principal ou encore sa fameuse bateria "furiosa" (le groupe -essentiel- de percussions), actuellement la plus réputée de toutes les écoles du plateau.

Mais bien entendu, c'est la musique, c'est le samba qui fait chavirer la quadra dès les premières notes et les premiers déhanchements des superbes -et néanmoins replètes pour la plupart ;)- danseuses salgueirenses, toutes vêtues d'une tenue rouge sang des plus seyantes.
L'ambiance monte d'un cran quand apparaît au centre de la bateria Furiosa celle que tout le peuple de Salgueiro appelle affectueusement Viviane, celle qui a été élue deux fois de suite (en 2008 et 2009) meilleure rainha de bateria du Défilé du Carnaval de Rio, celle dont le tour de cuisse (68 cm) est plus large que son tour de taille (65 cm), celle qui a posé langoureusement (voire plus) dans un PlayBoy resté fameux dans les allées de Salgueiro (ça se passe ici, mais restez avec moi pour l'instant, vous irez voir les photos ensuite !), celle qui a juré fidélité à l'école rubro-branco, j'ai nommé Viviane Araujo !
Et puis c'est le moment tant attendu (un de plus) de la découverte du nouveau samba-enredo (la chanson créée pour le Carnaval 2011), qui a pour thème le cinéma brésilien. Les jeunes danseurs de l'école, tout de blanc vêtus, nous font une impressionnante démonstration de leurs déhanchés, tandis que la belle Porta-Bandeira (porte-drapeau) et son Mestre-Sala (son compagnon masculin) s'agitent devant les flashes et les caméras (dont celle de nos amis de l'émission Echappées Belles sur France 5, dont nous aurons l'occasion de reparler...). Le samba-enredo nous semble très réussi, quoique peut-être un peu ardu à chantonner. Nous verrons bien ce qu'en diront les spectateurs et les jurés en mars prochain !

Ci-dessous les trois vidéos qui devraient vous plonger dans l'ambiance festive de la quadra, pour quelques minutes !

Un grand moment de fête, comme seul Rio peut nous en offrir ! Prochaine visite : la fameuse quadra de Mangueira, l'école la plus populaire de la ville. Encore un grand moment en perspective ! 

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