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01 mai 2012

Les plus belles plages du Brésil sont à...Itacaré !

Bien. Inutile de tourner démesurément autour du pot. Tout est déjà dit dans le titre (bien vendeur, n'est-il pas ? ;) du post. Vous êtes tout pâlots après un dur hiver passé dans notre hexagone ? Vous avez vaguement entendu parler d'un pays qui s'appelle le Brésil, dans lequel, selon vos informations, quelques endroits recèlent de plages rivalisant avec Le Touquet ou La Grande Motte...

Eh bien, ne cherchez plus : oubliez les recherches dans Google et autres moteurs de recherches vous déviant forcément de la vérité vraie. Les plus belles plages du Brésil, amples, sauvages, désertes, aux eaux chaudes et limpides, aux cocotiers majestueux venant lécher le sable blanc, accessibles après des petites trottes divines dans la Mata Atlântica, tout ceci ne se trouve pas à Rio de Janeiro, ni à Buzios, ni à Jericoacoara, ni encore à Praia da Pipa ou Fernando de Noronha, ni même à Ilha Grande (et pourtant Dieu sait que Ilha Grande c'est beau) : non, le plus merveilleux coin de plage au Brésil, sur cette côte de plus de 7.000 kms, c'est Itacaré.

Itacaré et ses plages de rêve...

Itacaré, c'est un petit village tranquille de la côte sud de l'Etat de Bahia, à un peu moins de 400 kms de la capitale Salvador. Isolé, préservé, on y rencontre donc parmi les plus beaux endroits de nature et de mer du Brésil : la succession de plages, toutes plus superbes les unes que les autres, vous conduit dans un endroit tout proche du Paradis : du Nord au Sud : Tiririca, Prainha (peut-être la plus belle d'entre toutes), Jeribucaçu, Engenhoca, Havaizinho et Itacarezinho (blanche et étendue, choisie comme havre de paix par Vincent Cassel -entre autres ;). Bref, c'est un doux rêve éveillé, et lorsque de surcroît un soleil intense ne cesse de vous suivre durant les 6 jours de votre séjour sur place, on se croit définitivement abençoado (béni) et on en redemande jusqu'à ce que le sable vous irrite les plantes de pied (ballades superbes à faire, en particulier sur Itacarezinho)...

Bref, prenez donc un avion depuis Rio, Salvador ou São Paulo jusqu'à Ilhéus, puis un minibus collectif qui vous mènera en un peu plus d'une heure de route à cet Eden plagesque dont on  ne peut que tomber follement amoureux. Et puis, comme quelques photos en disent bien plus qu'un long et vaseux discours, je vais m'effacer derrière la sélection d'images qui suit, et qui devrait en inciter plus d'un à "booker" ses prochaines vacances au soleil dans cet endroit béni des Dieux (qui me rend décidément bien mystique...:).

Tiririca...

Prainha...

Prainha (bis)...

Engenhoca

Havaizinho...

De Havaizinho à Itacarezinho...

Itacarezinho...

Itacarezinho (2)...

Itacarezinho (3)...parce qu'elle le vaut bien :)

Un mot aussi sur notre logement à Itacaré : nous étions dans la verdure luxuriante de la pousada Ilha Verde, située à quelques encablures des rues commerçantes du village. Cadre idyllique et chambre cossue. Peut-être un petit peu datée déjà (20 ans d'âge, ou quasi), mais un excellent rapport qualité-prix tout de même.

Pousada Ilha Verde
 Et voilà comment on rentre à Rio le coeur léger, le corps hâlé et l'esprit reposé ! :)

08 août 2011

Quelques belles images de la forêt de Tijuca...et la Casa das Canoas

Désolé de faire enrager mes lecteurs de France, mais cet hiver (!) carioca est en tout point délicieux en ce qui concerne la météo. Ce week-end en fut la plus parfaite illustration, avec un ciel bleu azur et une agréable température d'une trentaine de degrés. L'occasion de partir se balader en famille sur les routes escarpées du fameux  Parc de Tijuca, considéré comme la plus grande forêt urbaine au monde -c'est évidemment ce qui fait la magie de Rio, cet enchevêtrement permanent d'habitations, de verdure flamboyante et de mer (pas toujours cristalline, j'en conviens ;).

En voiture donc pour cette petite balade, qui comptera au total quatre arrêts :

# La Vista Chinesa ("vue chinoise", en raison du petit édifice en forme de pagode qui s'y dresse) et son point de vue formidable sur la Zona Sul de Rio : c'est l'un des rares endroits où l'on peut embrasser d'un seul coup d'oeil le Corcovado et le Pain de Sucre, les deux "cartes postales" les plus célèbres de la ville merveilleuse ;

# La Mesa do Imperador ("table de l'empereur"), appelée ainsi car l'empereur du Brésil Dom Pedro II y avait établi ses quartiers d'été, quand la chaleur tropicale harassait le centre-ville (il y fait en effet beaucoup plus doux, du haut de ses quasi 500 mètres d'altitude) ;

# Le Mirante das Canoas, sur la route du même nom, qui offre une très beau point de vue sur la Pedra da Gavea et le quartier de São Conrado.

# Enfin, la Casa das Canoas, située un peu au-dessus du Mirante pré-cité, précisement au n°2310 de l'estrada das Canoas, est une très belle demeure (quoiqu'un peu "rouillée" par des années d'entretien erratique) conçue par le grand architecte brésilien Oscar Niemeyer, dans laquelle ce dernier a habité entre 1952 et 1961, avant qu'il ne parte loger dans Brasilia la nouvelle -au sein de laquelle nombre d'édifices portent sa patte, voir le post que je vous ai proposé l'année dernière sur la capitale du Brésil. José, le fidèle concierge (qui y travaille depuis 38 ans) vous y accueille de manière très informelle (ne pas hésiter à sonner et à demander à visiter la maison -moyennant une petite propina de 10 R$ par personne, tout de même...), et l'on tombe au gré du petit tour dans la demeure sur de nombreuses maquettes de projets réalisés par le maître dont certains ont vu le jour (la Cathédrale Métropolitaine de Brasilia) et d'autres non (la Tour d'Embratel, qui devait se dresser sur un morro de la forêt de Tijuca, pour "répondre" au Christ Rédempteur, mais qui a été enterré pour ne pas concurrencer le Seigneur du Corcovado...).

Vue depuis la Vista Chinesa, un peu embrumée...
Vista Chinesa, en vo :)
Mesa do Imperador
Vue depuis la Mesa do Imperador
La Pedra da Gavea depuis le Mirante das Canoas
Vue extérieure de la Casa das Canoas... 
...et vue intérieure
Maquette de la Cathédrale Métropolitaine de Brasilia
Maquette de la Tour d'Embratel
Deux heures de petit tour, un déjeuner en suivant au Couve-Flor, l'un des meilleurs restaurants au kilo de Rio situé tout près du Jardim Botânico, bref un excellent demi-samedi !

22 juin 2011

Petite balade sur le Morro da Babilônia !

Dans la série "découvrons les joies des -multiples- grimpettes sur les montagnettes de Rio et ses alentours" , et après vous avoir fait grimper la Pedra Bonita en ma compagnie, ou avoir partagé avec vous la superbe vue sur Copacabana depuis le Morro do Leme, je vous propose de m'accompagner, oh pas très loin du coeur de la Cidade Maravilhosa, puisque nous allons rester dans la Zona Sul prompte aux promenades de bord de mer -mais pas seulement.

La promenade écologique du Morro da Babilônia, puisque c'est bien d'elle dont il s'agit, est une balade tranquille d'une trentaine de minutes à travers une Aire de Protection Environnementale, récemment restaurée puis rouverte suite à l'installation en 2008, au sein des petites favelas de Babilônia et de Chapeu Mangueira, de l'une des premières Unités de Police Pacificatrice (les fameuses UPPs) de l'Etat de Rio. Jusqu'alors, il était hasardeux, pour d'évidentes raisons de sécurité, d'emprunter le sentier qui serpente au-dessus des deux communautés, jusqu'au sommet du Morro où fut tourné, en 1959, l'oscarisé "Orfeu Negro" de Marcel Camus (film, qui disons-le tout net, a terriblement vieilli et donne une image tristement "coloniale", passéiste et bien-pensante des habitants de Rio).

Bref, revenons à la balade en elle-même ! Le plus difficile, presque, dans cette mini-randonnée, est...d'en trouver le départ ! Le plus simple reste d'emprunter le métro de Rio, de descendre à la station Cardeal Arcoverde de Copacabana, et de là d'attaquer la montée (asphaltée) de la Ladeira do Leme, qui conduit jusqu'à la rue General Cardoso de Aguiar, dont l'entrée est barrée par une guérite de l'armée (nous rentrons en effet en zone militaire, aucune crainte à avoir donc ! ;). Nous poursuivons dans la rue Aguiar, jusqu'à rentrer enfin dans la fameuse Mata Atlântica, non sans douter quelque peu de notre chemin en raison du terrain chaotique sur les dernières mètres avant de pénétrer dans la forêt...puis nous tombons, rassurés, sur le panneau indiquant "Trilha da Babilônia" ("randonnée de Babilônia") !

Le plan d'accès à la balade :


Agrandir le plan

C'est la bonne route ! 

Nous poursuivons la marche pendant une vingtaine de minutes (à tout casser :) avant d'arriver au sommet du dit Morro, où, malgré le temps un peu fechado (couvert) la vue est magnifique : on est aux premières loges pour admirer du côté sud la orla (bord de mer) de Copacabana et ses immeubles finalement assez laids, et disposer d'une vue imprenable et originale, du côté nord, sur la baie de Botafogo, puis plus à gauche, sur le fameux morro du Corcovado et le Christ Rédempteur à son sommet. Une large pierre plate nous y accueille (au sommet du Morro), et s'avère être le lieu idéal pour déguster le goûter avec les enfants, en toute sérénité. En redescendant, quelques percées de ciel dans la dense forêt atlantique nous permettent d'apercevoir le Morro de Leme et le fort Duque de Caxias qui y trône fièrement. 

Copacabana, belle ou laide ? 
Le Christ, au loin !  
La baie de Botafogo mouchetée de bateaux
Flamengo et sa plage
Le fort au sommet du Morro de Leme

Décidément, cette ville a ceci d'incroyable que tout en restant dans son sein, vous parvenez en 5 minutes à vous évader de la fureur de l'agitation citadine et des bruits de la circulation intense, pour vous retrouver, seuls et quasiment perdus, au milieu d'une dense végétation, à entreprendre des balades bucolico-touristiques qui valent vraiment le détour...et le coup d'oeil ! Valeu, Rio !  

25 mai 2011

Week-ends autour de Rio (3/3) : La vallée des fazendas de café

Après vous avoir emmené du côté d'Arraial do Cabo, puis d'Ilha Grande, je vous propose aujourd'hui de quitter le littoral fluminense et que nous nous aventurions à l'intérieur des terres de l'Etat de Rio, à quelques 150 kms au nord de Rio de Janeiro, non loin de la frontière avec l'Etat du Minas Gerais : c'est ici, dans ces vallées verdoyantes, qu'ont fleuri, grandi, prospéré, puis décliné, tout au long du XIXème siècle, les fameuses fazendas de café. C'est dans cet ex-triangle d'or, constitué des villes de Valença et de Barra do Pirai, de Vassouras, l'officieuse "capitale" de la vallée du café, ainsi que du pittoresque village de Conservatoria, que fut produite pendant des décennies la majeure partie du café du Brésil post-colonial, au sein de terres arables d'une grande richesse, à la météo parfaite et à la main d'oeuvre (les esclaves) corvéable à merci. Les propriétaires de ces terres ont alors rivalisé de zèle pour construire des demeures majestueuses, que le terme fazendas (littéralement ferme) retranscrit bien mal. Ce sont des dizaines de splendides propriétés, représentant un patrimoine culturel et historique considérable, que l'on peut désormais visiter tout au long de cette route quasi légendaire du café.

La région des fazendas de café (en rouge) et les principaux
points d'intérêt (en vert) : cliquez sur la carte ! 

Pour notre part, nous sommes partis à la découverte de deux d'entre elles, à partir de notre camp de base établi à Valença (au sein du charmant hôtel Palmeira Imperial) :

# La somptueuse (et pourtant assez méconnue et peu visitée) Fazenda Paraiso, qui se situe à une dizaine de kilomètres après le village de Rio das Flores, au nord-est de Valença. Elle fut construite entre 1845 et 1853, et appartenait à l'un des "barons" de la vallée du café, le vicomte Guimarães, propriétaire de 15 fazendas à la fin de sa vie. La visite de l'entrepôt de production et ses machines à café centenaires vaut particulièrement le détour - mais la demeure en elle-même est une splendeur, de style néoclassique sur deux niveaux, pour une surface totale de...2.200 m², de quoi y loger du monde !

La très belle entrée et les initiales "FP" sur le portail
La demeure, 1/2
La demeure 2/2
Le jardin et ses palmiers géants

# La non mois belle (quels jardins !) et pluri-disciplinaire (un site historique et culturel construit par le vicomte de Pimentel en 1860, une jolie "maison de musique" pour accueillir divers groupes de musique traditionnelle lors du festival hivernal, une activité de production artisanale de confitures, sauces et desserts en tout genres...) Fazenda Vista Alegre, que l'on rencontre sur la superbe route qui mène de Valença à Conservatoria. La maison principale est encore habitée aujourd'hui, ce qui lui donne un aspect plus "accessible", j'ai failli dire "commun", les photos qui suivent donnent la mesure de l'erreur linguistique que j'aurais commise ! :)

La maison...encore habitée
Superbe jardin tropical 
La fontaine, d'époque

De nombreuses autres fazendas sont à découvrir dans la région, et certaines d'entre elles vous proposent même de vous loger...à des tarifs malheureusement plutôt très salés ! Mais l'immersion dans ces lieux bucoliques et reposants, loin du bruit et de la fureur de Rio, en vaut la chandelle. Selon l'avis des initiés, les meilleures sont la Fazenda Arvoredo, à Barra do Pirai, la Fazenda União, à Rio das Flores, et la Fazenda Florença, à Conservatoria.

Un mot pour conclure sur le déclin du cycle du café au Brésil, au virage du XXème siècle : la surproduction et l'appauvrissement des terres dans un laps de temps très court y furent pour beaucoup, mais la raison essentielle tient à...la fin de l'esclavage, aboli en 1889 (très tardivement !) : privés de cette main d'oeuvre gratuite et soumise, les fazendeiros (qui luttèrent d'ailleurs longtemps contre l'abolition) se retrouvèrent dans l'impossibilité de maintenir leur activité, très consommatrice en bras. Visiter cette région, c'est aussi se remémorer ces heures sombres de l'histoire humaine, où quelques-uns, riches et blancs, pouvaient asservir une multitude, contrainte et humiliée, parce que noire.

29 avril 2011

Week-ends autour de Rio (2/3) : Ilha Grande

Oui. Je sais. Je vous ai déjà parlé de la fascination, voire de l'adoration, que je peux avoir pour cette île renversante qu'est Ilha Grande. Je vous en avais dressé un portrait flatteur ici, en novembre 2009, et vous vous en souvenez tous, n'est-ce pas ? ;) Mais à l'occasion de mon deuxième volet sur quelques incontournables de l'Etat de Rio, je me voyais mal ne pas revenir une nouvelle fois sur ce lieu divin, et ce d'autant plus que nous avons eu le plaisir d'y retourner récemment, et d'y bénéficier, ô miracle, d'un temps radieux -ne pas oublier en effet que Ilha Grande se situe sur la Costa Verde, qui s'étale sur plusieurs centaines de kilomètres entre Rio et le port paulista de Santos, et que s'il elle s'appelle Costa Verde (exubérante forêt tropicale), c'est bien parce que la pluie est un invité assez fréquent des lieux !

Ce nouveau séjour sur la plus grande île de la côte fluminense a été l'occasion de plusieurs balades, en mer et en forêt, toutes plus belles et agréables les unes que les autres (tiens, une petite carte ci-dessous pour vous aider à vous y retrouver) :

Cliquez pour agrandir !

- Jour 1 : virée en lancha (bateau à moteur) diablement rapide jusqu'à la fameuse Lagoa Azul, une somme de petites criques enchanteresses situées au nord de l'île. De superbes fonds marins, avec des poissons multicolores dans tous les recoins, un petit hippocampe jaune (quel animal étrange), mais pas de tortue marine, alors que le coin en abrite un bon nombre.

- Jour 2 : formidable balade au coeur de la jungle tropicale (la fameuse et touffue Mata Atlântica), nous conduisant depuis le village d'Abrãao jusqu'à la petite anse do Pouso, où arrivent les saveiros (bateaux à voile) qui déposent les hordes de baigneurs en direction de la magnifique plage de Lopes Mendes. Sur le chemin, des points de vue exceptionnels sur Abrãao, la petite plage d'Abrãozinho ou la plage de Palmas s'offrent à nous. Il me semble que j'use et abuse des superlatifs, mais je vous promets que je ne force pas le trait...pour preuve la collection de photos qui va suivre ! ;)

- Jour 3 : un nouveau tour en lancha, pour une journée encore plus incroyable que les deux premières. En chemin pour notre premier arrêt, la bucolique et "lostienne" plage de Dois Rios (et sa prison désaffectée), nous croisons un énergique espadon, des myriades de poissons-volants et surtout, un groupe d'une trentaine de dauphins avec lesquels nous naviguons pendant de nombreuses minutes (voir la vidéo ci-dessous !). Après Dois Rios, plan barbotage du côté de la jolie crique du Caxadaço, puis arrêt dantesque (positivement !) sur le côté sauvage -mais aux eaux plus calmes- de la mythique Lopes Mendes. De nouveau, des fonds marins peuplés d'une ribambelle de poissons, on ne s'en lasse pas...

Lagoa Azul
Lagoa Azul : ça grouille ! 
Vue sur Abrãao depuis la randonnée vers Pouso
Vue sur Abraozinho depuis la randonnée vers Pouso
Praia do Pouso
Caxadaço
Lopes Mendes
Vue depuis Abrãao sur le pico do Papagaio
Vue devant la Pousada do Canto


Sur un plan plus pratique, nous avons logé dans notre petite pousada préférée, la jolie Pousada do Canto et ses tons de jaune et bleu (et sa petite piscine idéale pour les garçons !). Dîners chez Lua e Mar, bien entendu (avec une moqueca un poil en-dessous de ce à quoi nous étions "habitués" -mais boa demais quand même !), puis chez l'excellent Pé Na Areia (un succulent risotto aux crevettes, en particulier).

Au final, quand le temps est au beau fixe et que la foule d'un feriadão n'a pas envahi l'île tant recherchée, je crois vraiment qu'Ilha Grande fait partie des quelques rares destinations dans le monde où la forêt immaculée, la mer et sa riche faune et flore marine et les plages de sable ocre ou blanc (plus de 100 sur toute l'île) forment un écrin prodigieux où l'on imagine aisément passer le reste de ses jours. Est-il besoin de vous recommander plus avant de vous y aventurer, si la chance vous ait donné de traîner dans les alentours de Rio ? ;)

25 avril 2011

Week-ends autour de Rio (1/3) : Arraial do Cabo

Si Rio de Janeiro est évidemment LA cidade maravilhosa, il n'en reste pas moins que le petit Etat de Rio et ses 45.000 km² (bon la taille de la Suisse quand même...:) renferme quelques joyaux naturels ou coloniaux qui valent, quasiment pour chacun d'eux, le voyage depuis notre bonne vieille France. Je vous ai déjà parlé sur ce blog d'Ilha Grande la sauvage, de Paraty la coloniale ou encore de Buzios la tropézienne. Les dernières semaines peuplés de feriadãos à rallonge (et la venue de plusieurs amis en famille !) nous ont permis de découvrir de nouveaux lieux assez incroyables, pour qui aime soit le farniente sur des plages de rêve (Arraial do Cabo), soit des randonnées parfaites en plein coeur de la forêt tropicale couplées à des découvertes aquatiques et magiques (Ilha Grande, encore une fois), soit des visites au sein des fazendas ("fermes") de café chargées d'histoire (Valença, Conservatoria...). C'est l'objet des 3 posts à venir sur le blog du frenchman ! :)

Commençons donc notre petit périple en découvrant Arraial do Cabo, cette petite cité balnéaire de la Costa do Sol fluminense, située à environ 150 kms à l'est de Rio, sans grand charme apparent, il faut le dire (rien à voir avec les fastes historiques d'un Paraty ou le côté trendy et leché d'un Buzios), mais qui recèle en son sein rien de moins que les plus belles plages de l'Etat de Rio (bon, Lopes Mendes ou Dois Rios à Ilha Grande sont également magnifiques, mais les eaux y sont plus agitées et moins cristallines !). Il faut donc accepter de transiger quelque peu sur le logement (aucune pousada à Arraial do Cabo n'est digne d'un Bucaneiro ou d'un Porta do Ceu, pour ne citer que deux pousadas que nous aimons bien à Buzios) et sur les balades de bord de mer en début de soirée (on est bien loin de l'agitation branchée de la Rua das Pedras, à Buzios toujours), pour pouvoir découvrir les trésors de sable et d'eau qui font la fierté des habitants de la bourgade.
Tout d'abord, la Praia do Forno, située dans une superbe anse accessible depuis le port d'Arraial, uniquement à pied (ou en bateau) grâce à une jolie promenade d'une quinzaine de minutes à travers les "kékés" locaux. La vue depuis le belvédère quelques minutes avant d'arriver à la plage est simplement sublime. On trouve facilement de la place pour poser sa serviette, la majorité des touristes préférant s'aventurer à bord de l'un des nombreux bateaux garés au port pour faire le passeio vers les plages plus éloignées. Le masque et le tuba sont hautement recommandés pour jeter un oeil sur la faune et la flore marine, en barbotant dans des eaux calmes et cristallines.


Vient ensuite un ditpyque qui frôle là aussi la perfection, en l'occurence la Prainha do Atalaia, située derrière le morro du même nom, et que l'on rejoint (en voiture, c'est beaucoup mieux !) en suivant un chemin de terre assez cabossé qui s'enroule autour du morro sur son côté gauche, avec en face la Praia do Farol, une anse sauvage et immaculée lovée au pied de l'Ilha de Cabo Frio. Cette dernière n'est accessible qu'en bateau, et vous n'aurez aucun mal à trouver nombre d'escunas (les petits voiliers de pêcheurs) qui vous proposeront de vous y emmener (avec étapes minutées et obligatoires à Atalaia et à la Gruta Azul -Grotte Bleue- située sur l'océan...). Pour notre part, forts de notre superbe Citroën Picasso C4, nous avons choisi la voie de l'indépendance en traçant le chemin sinueux qui mène jusqu'à Atalaia...tout en bénéficiant d'une belle vue, même de loin, sur Farol. Atalaia, donc, et sa mer fraîche et limpide, son sable blanc qui crisse sous le pied tant il est fin, et ses quelques parasols accueillants pour fuir les brûlures d'un soleil radieux.

Prainha do Atalaia
Praia do Farol, au loin et Ilha do Cabo Frio 
Praia do Farol 
Tenez, je vous fournis également un petit plan des lieux (j'adore les cartes ! :) qui vous permettra d'avoir une meilleure idée de comment tout ce negocio se construit (cliquez sur la carte pour l'agrandir)...Merci à l'escuna Frôr do Amor pour le prêt gratuit !


Ah, et un dernier petit mot tout de même sur la vie pratique : nous avons logé dans la Pousada Capitão n'Areia, qui a le grand atout d'être très bien située, sur la plage centrale (Praia dos Anjos), à défaut d'offrir des prestations de haut vol : la pousada devait être très bien il y a vingt ans, mais sent aujourd'hui le poids des années et d'un entretien que je qualifierais d'erratique...et les prix sont calés sur ceux de Buzios (280 R$ la nuit pour une chambre !). Une autre option qui me paraît plus qualitative est de loger à Sentinelas do Mar, en hauteur, sur les pentes du morro d'Atalaia. Sinon, finalement, Buzios n'est qu'à 50 kms...

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