Je vous ai déjà entretenu voici quelques semaines du travail remarquable qu'effectue l'ONG franco-brésilienne Terr'Ativa au service des enfants (et des parents) de la communauté du morro do Fuba, dans le quartier de Cascadura, à Rio, dans des conditions difficiles (peu de moyens, un quartier encore non pacifié -en témoignent les récentes escarmouches entre les traficants et la milice, qui domine le morro), sans oublier le drame qu'a vécu l'organisation en février 2007 avec le lâche assassinat de trois de leurs membres, dont la fondatrice de l'ONG, Delphine Douyère.
Terr'Ativa est parvenue à surmonter ces difficultés et fête aujourd'hui ses douze ans d'existence à Rio. Pour fêter dignement cet anniversaire, un concert exceptionnel de la fanfare française Octopus Brass Band (qui appartient au réseau "Fanfares sans frontières") sera donné ce mardi 9 août à 19h00 au sein du Théâtre de la Maison de France (PSA Peugeot-Citroën, permettez ! ;), avec les participations spéciales du sambista Aleh Ferreira, de l'Orquestra Voadora et de nombreux enfants du Morro do Fuba !
Ci-dessous un petit extrait du concert de rue de l'Octopus Brass Band dans les rues de Lapa voici quelques jours !
L'intégralité de la recette sera reversée à Terr'Ativa, pour poursuivre et intensifier ses actions en faveur de la communauté de Fuba. Venez donc nombreux à l'évènement !
# TEATRO MAISON DE FRANCE : Avenida Presidente Antonio Carlos, 58 - Castelo / Centro – Rio de Janeiro
- Prix des billets en achat anticipé : 30 R$ par téléphone au (21) 4003-2330 ou à la billetterie du théâtre tous les jours de 14h00 à 19h00; 50 R$ sur le site Ingresso.com.
- Prix des billets le jour du concert : 50 R$.
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05 août 2011
02 juin 2011
Les 10 meilleures sambas de l'Histoire !
Aujourd'hui, je suis d'humeur légère. Voilà un état d'esprit tout trouvé pour m'échapper du côté sérieux, voire compassé du présent blog, et vous présenter, en toute modestie (?) et subjectivité, quelques-unes de mes chansons de samba préférées. Et comme je ne fais pas les choses à moitié et qu'il n'est quand même pas question de la jouer "low profile" sur ce blog qui flirte tout de même régulièrement avec Narcisse, j'ai donc intitulé ce post "Les 10 meilleures sambas de l'Histoire" (avec un grand H, vous l'aurez aussi noté) ! Loin de moi cependant la prétention de rivaliser avec les sites ou blogs référents en la matière (en vérité un seul, formidable, intitulé Bossa Nova Brasil que je vous recommande chaudement, tenu et animé par Thierry Gillmann, dont la connaissance encyclopédique de la musique brésilienne ne cesse de me sidérer), mais j'aime bien être assez définitif dans mes propos, c'est l'un des reproches (ou louanges ? ;) que l'on me fait souvent...
Bref, allons-y, en musique et en images, quel outil formidable ce Youtube quand même !
1. On commence avec l'incontournable Rainha do Samba, Beth Carvalho (que nous avons eu la chance de voir en concert voici une dizaine de jours) et son hymne à la fête justement intitulé "Vou festejar", chanson qui passe en boucle lors du Carnaval de Rio, au sein de quasiment tous les défilés de blocos. Chora, não vou ligar, chegou a hora, vai me pagar !!...
2. On continue avec le débonnaire, sympathique et évidemment carioca Zeca Pagodinho, qui avec "Verdade", a pondu en 1996 une magnifique samba-pagode, qui fut logiquement l'un des plus gros succès de sa belle et déjà longue carrière. Descobri que te amo demais !...
3. Que dire du "Foi um rio que passou na minha vida", l'hymne de la nation portelense (la traditionnelle école de samba de Portela), écrit en 1970 par le grand Paulinho da Viola, qui fut d'ailleurs le plus gros tube de cette année au Brésil. Se um dia, meu coração for consultado, para saber se andou errado, sera dificil negar...
9. Voici sans doute la samba (quoique par moments cette chanson s'éloigne des canons traditionnels de la "pure" samba) la plus connue à l'étranger, en tout cas dans notre bonne vieille France, par la grâce d'un spot publicitaire des années 80 pour une marque de boisson sucrée bien connue : la fameuse pub Schweppes et son noir et blanc granuleux, ses muses en longues robes noires dansant jusqu'à plus soif (sic !) et aux formes callipyges, la plage de Leme en toile de fond. Et c'est le poète, écrivain et chanteur à grand succès Chico Buarque (carioca également, est-il besoin de la préciser ;) qui a composé cette autre ode à la joie. Essa moça ta diferente, ja não me conhece mais...
10. Comment conclure cette sélection évidemment non exhaustive et encore une fois tellement subjective sans vous offrir cette samba au corps triste et aux paroles qui célèbrent la nécessaire continuation de cette musique d'une richesse et d'une profondeur quasi sans égale, même après que minhas pernas não puderem aguentar (mes jambes ne puissent plus le supporter). C'est Alcione (née à São Luis, dans le Maranhão, enfin une non-carioca !) qui interprète avec un talent indescriptible cette samba intemporelle composée par Edson Conceição en 1975 et intitulée "Não deixe o samba morrer" (Ne laissez pas la samba mourir) : message bien compris, Alcione ! Quando eu não puder mais pisar na Avenida, levar meu corpo junto com meu samba...
Et tiens je ne peux résister au plaisir de poster aussi ce qui est certainement le samba-enredo (la chanson créée tous les ans par chacune des écoles de samba, avant de défiler sur le Sambodrome) le plus célèbre de l'Histoire, hymne parmi les hymnes du Carnaval de Rio : "Explode Coração", de la grande (encore une !) Salgueiro, composé pour le défilé de 1993, année où l'école du quartier de Tijuca remporta haut-la-main son 8ème titre dans l'arène mythique de Sapucai ! Quelle énergie ! Qui peut raisonnablement rester assis en écoutant cela ?! Explode coração, na maior felicidade, é lindo meu Salgueiro, contagiando sacudindo essa cidade !...
Et vous, quelle est votre samba préférée ? :)
Bref, allons-y, en musique et en images, quel outil formidable ce Youtube quand même !
1. On commence avec l'incontournable Rainha do Samba, Beth Carvalho (que nous avons eu la chance de voir en concert voici une dizaine de jours) et son hymne à la fête justement intitulé "Vou festejar", chanson qui passe en boucle lors du Carnaval de Rio, au sein de quasiment tous les défilés de blocos. Chora, não vou ligar, chegou a hora, vai me pagar !!...
2. On continue avec le débonnaire, sympathique et évidemment carioca Zeca Pagodinho, qui avec "Verdade", a pondu en 1996 une magnifique samba-pagode, qui fut logiquement l'un des plus gros succès de sa belle et déjà longue carrière. Descobri que te amo demais !...
3. Que dire du "Foi um rio que passou na minha vida", l'hymne de la nation portelense (la traditionnelle école de samba de Portela), écrit en 1970 par le grand Paulinho da Viola, qui fut d'ailleurs le plus gros tube de cette année au Brésil. Se um dia, meu coração for consultado, para saber se andou errado, sera dificil negar...
4. Puisqu'on parle de Portela, comment oublier "Exaltação a Mangueira", cette autre samba intemporelle, écrite en 1956 par le duo Eneas Brites da Silva / Aloisio Augusto de Costa en hommage à la plus grande école de samba de Rio (donc du monde), Estação Primeira de Mangueira ? Cette "exaltation" est devenue l'hymne incontournable de l'école rosa e verde, avec laquelle débute chaque présentation de Mangueira dans les travées du Sambodrome, année après année. J'aime tout particuilèrement la version chantée par la Velha Guarda de l'école (la "vieille garde"), ici en "duo" avec le mangueirense doente Chico Buarque (dont on va reparler). Chegou, ho hoooooo, a Mangueira chegou ho hoooo...
5. La samba a ça de magique qu'elle ne peut laisser votre corps et votre âme indifférents. Quand retentissent les premiers accords, vous voilà en train de vous trémousser, avec de surcroît une large banane sur le visage ! Cette joie simple, cette force irrésistible qui vous fait lever de votre chaise, on les ressent comme des évidences en écoutant "Canta canta minha gente", écrite en 1974 par l'immense Martinho da Vila, chanson aux paroles d'un optimisme forcené, tellement...carioca ! Canta canta minha gente, deixa a tristeza pra là, canta forte canta alto, e a vida vai melhorar !!...
6. Nelson Cavaquinho, l'un des pères historiques de la samba, qui aurait eu 100 ans cette année (et qui fut fêté comme il se doit par Mangueira lors du défilé de cette année), a composé cette merveille intitulée "Folhas secas", portant aux nues son école de coeur et le morro (de Mangueira) où il vécut longtemps. Je vous livre également la très belle version que chante Beth Carvalho...Não sei quantas vezes subi o morro cantando...
7. Encore un bijou de samba, imaginée par une triplette magique, Chiquinho, Mauricio Lins et Acyr Marques, que l'on entend régulièrement dans les nombreuses casas de samba du quartier nocturne et musical de Lapa. Il est ici interprétée par un fameux duo, composé pour l'occasion : le vénéré -et déjà cité- Zeca Pagodinho, et le fondateur du fameux groupe-orchestre Fundo do Quintal, Almir Guineto. Destino, porque fazes assim, tenha pena de mim ?...
8. Le mestre Cartola. L'une des légendes de la samba, fondateur en 1928 de la grande Mangueira, puis oublié de tous avant de renaître dans les années 70 et d'obtenir enfin la consécration que son talent unique de compositeur et d'interprète de quelques-unes des plus belles sambas de l'histoire méritait. Thierry, sur BossaNovaBrasil, vous en dit plus sur ce personnage clé de la chanson brésilienne, disparu en 1980 et aujourd'hui vénéré à l'égal d'un demi-dieu. Il a composé, parmi tant d'autres, cette incroyable chanson intitulée "Alvorada" et reprise par tout ce que Rio compte de sambistas (la Rainha Beth en tête). Alvorada la no morro que beleza, ninguem chora, não ha tristeza...
9. Voici sans doute la samba (quoique par moments cette chanson s'éloigne des canons traditionnels de la "pure" samba) la plus connue à l'étranger, en tout cas dans notre bonne vieille France, par la grâce d'un spot publicitaire des années 80 pour une marque de boisson sucrée bien connue : la fameuse pub Schweppes et son noir et blanc granuleux, ses muses en longues robes noires dansant jusqu'à plus soif (sic !) et aux formes callipyges, la plage de Leme en toile de fond. Et c'est le poète, écrivain et chanteur à grand succès Chico Buarque (carioca également, est-il besoin de la préciser ;) qui a composé cette autre ode à la joie. Essa moça ta diferente, ja não me conhece mais...
10. Comment conclure cette sélection évidemment non exhaustive et encore une fois tellement subjective sans vous offrir cette samba au corps triste et aux paroles qui célèbrent la nécessaire continuation de cette musique d'une richesse et d'une profondeur quasi sans égale, même après que minhas pernas não puderem aguentar (mes jambes ne puissent plus le supporter). C'est Alcione (née à São Luis, dans le Maranhão, enfin une non-carioca !) qui interprète avec un talent indescriptible cette samba intemporelle composée par Edson Conceição en 1975 et intitulée "Não deixe o samba morrer" (Ne laissez pas la samba mourir) : message bien compris, Alcione ! Quando eu não puder mais pisar na Avenida, levar meu corpo junto com meu samba...
Et tiens je ne peux résister au plaisir de poster aussi ce qui est certainement le samba-enredo (la chanson créée tous les ans par chacune des écoles de samba, avant de défiler sur le Sambodrome) le plus célèbre de l'Histoire, hymne parmi les hymnes du Carnaval de Rio : "Explode Coração", de la grande (encore une !) Salgueiro, composé pour le défilé de 1993, année où l'école du quartier de Tijuca remporta haut-la-main son 8ème titre dans l'arène mythique de Sapucai ! Quelle énergie ! Qui peut raisonnablement rester assis en écoutant cela ?! Explode coração, na maior felicidade, é lindo meu Salgueiro, contagiando sacudindo essa cidade !...
Et vous, quelle est votre samba préférée ? :)
31 mai 2010
"A musica dos grandes mestres", super concert de musique classique sur Copacabana !
La soirée de samedi est l'une de celles que vous ne pourriez vivre qu'à Rio, ou presque : un concert de musique classique monté de toutes pièces, sur la plage de Copacabana, auquel près de 100.000 (!) personnes ont assisté ! Celui-ci a été initié en l'honneur de l'Orquestre Symphonique Brésilien, qui fête cette année ses 70 ans. Dirigé par Roberto Minczuk, il a proposé un "pot-pourri" du meilleur de la musique classique, depuis les baroques (Les 4 saisons de Vivaldi, l'Aria de Bach) jusqu'aux modernes (Stravinsky ou le brésilien Villa-Lobos), en passant par la période romantique (La chevauchée des Walkyries de Wagner, Carmen de Bizet...), le tout en deux petites heures chrono. La scène, immense, reproduisait le décor d'un opéra classique, et des écrans géants de chaque côté de la scène ont également retransmis le concert en mode "live". Le temps était de la partie, doux et avec un ciel limpide, avec une pleine lune superbe qui irradiait sur la plage de ses mornes rayons.Nous nous sommes donc rendus en famille à l'évènement. La musique adoucit les moeurs, même ceux de notre agité de Romain, qui a également été captivé (pendant plus d'une heure, après ce fut plus compliqué ;) par le spectacle. L'acoustique était vraiment excellente, avec une sensation d'omniprésence de la musique qui nous enveloppait de tous côtés. Vraiment une magnifique initiative de la part de la ville de Rio, sur ce coup ! On a même pu entrevoir quelques entrechats de la plus grande ballerine brésilienne, Ana Botafogo, sur le Casse-Noisettes de Tchaikovsky !
Quelques photos prises sur le vif ci-dessous, ainsi qu'un mini-film pour vous faire partager (un peu) ce délicieux moment...
13 mai 2010
Acabou o Canecão !
Une petite brève pour vous faire part de ma tristesse, et de celle de tous les amateurs de culture en général, de MPB (Musique Populaire Brésilienne) en particulier, suite à l'annonce de la fermeture définitive et irrévocable de la mythique salle de concerts du Canecão (photo ci-dessous). Décidée ce lundi par le Tribunal Fédéral de Rio, elle est l'aboutissement d'une très longue procédure judiciaire ayant opposé le propriétaire historique des murs, l'UFRJ (l'Université Fédérale de Rio), et la société de gestion de la salle qui en bénéficiait en dehors de la légalité, il faut bien l'avouer. Si la décision est juste sur le plan du droit, elle est malheureuse pour tous ceux, dont je faisais partie, qui aimaient à s'y rendre pour assister aux shows des plus grands artistes de la MPB do Brasil, de Tom Jobim à Vinicius da Moraes (il y a longtemps...), de Gilberto Gil à Maria Bethânia, en passant par Chico Buarque, Caetano Veloso ou Vanessa da Mata (j'ai eu la chance d'assister aux concerts de ces deux derniers).
L'intervention même du maire de la ville, Eduardo Paes, qui a déploré la fermeture de la salle et demandé à l'Université de "régulariser" le Canecão n'y aura rien changé, le recteur de l'UFRJ restant campé sur ses positions et souhaitant se réapproprier les lieux, peut-être pour en faire une...Maison de la Culture (?). Dans ce cas, M. le recteur, autant s'arranger et poursuivre l'aventure, brillante sur le plan culturel, viable sur le plan économique, du Canecão de Rio, initiée en 1967 ? Allez, un petit effort !
L'intervention même du maire de la ville, Eduardo Paes, qui a déploré la fermeture de la salle et demandé à l'Université de "régulariser" le Canecão n'y aura rien changé, le recteur de l'UFRJ restant campé sur ses positions et souhaitant se réapproprier les lieux, peut-être pour en faire une...Maison de la Culture (?). Dans ce cas, M. le recteur, autant s'arranger et poursuivre l'aventure, brillante sur le plan culturel, viable sur le plan économique, du Canecão de Rio, initiée en 1967 ? Allez, un petit effort !
28 décembre 2009
Top 15 des meilleurs singles de 2009 !
Petit aparté dans ma prose carioca, car ce n'est pas parce que l'on est exilé à Rio que l'on est réduit à écouter de la samba ou du forro en boucle ! Non, au contraire, on entretient sa passion pour les musiques du monde, et je m'en vais donc vous faire part de mon choix (forcément subjectif, c'est ça qui est bon ;) des 15 meilleurs morceaux musicaux de l'année 2009 sur la planète pop-rock etc...
En revanche, vous ne m'en voudrez pas, impossible de classer les 15 bijoux à venir, ou alors seulement par ordre alphabétique (nom des artistes)...
- "La Superbe", de Benjamin Biolay, sur l'album éponyme (j'adore ce mot, éculé il est vrai maintenant ! ;). Grosse rédemption pour Benjy, après 5 ans de partage en sucettes artistique et perso...
- "Walking on a Dream", de Empire of The Sun. Le meilleur single dance-pop de l'année ! Mika est enterré !
- "Too fake", de Hockey. Une grosse pêche électro-rock qui va bien ! Impossible de ne pas se bouger le
popotin là-dessus ;)
- "The Reeling", de Passion Pit. Un condensé alternativo-pop de premier ordre ! L'album est énorme
Y'a pas du lourd, là ? ;))
Et allez parce que mine de rien on est quand même sur un blog dédié au Brésil, je m'en voudrais de ne pas
vous faire écouter le meilleur du dernier album de CéU, Vagarosa :
Et dire que je l'ai ratée en concert...
En revanche, vous ne m'en voudrez pas, impossible de classer les 15 bijoux à venir, ou alors seulement par ordre alphabétique (nom des artistes)...
- "La Superbe", de Benjamin Biolay, sur l'album éponyme (j'adore ce mot, éculé il est vrai maintenant ! ;). Grosse rédemption pour Benjy, après 5 ans de partage en sucettes artistique et perso...
- "Pump my pumps" de Dan Black. L'ancien chanteur barré de The Servant lance un album solo d'où émerge cette bombe techno-pop !
- "L'emploi du Moi", de La Fiancée. Une sucrerie qui fond dans l'oreille, aux arrangements sublimes.
- "Set in Stone", des Fires or Rome. Autant pour la chanson, bien couillue et super réussie, que pour le nom
du groupe, un hommage à Néron qui ne manque pas de brillance !!
du groupe, un hommage à Néron qui ne manque pas de brillance !!
- "Heavy Cross", de Gossip. Sur le deuxième album de Beth & Co, "Music for Men", opus de la confirmation et de la consécration.
- "Strictly Game", des Harlem Shakes. Les dignes héritiers des fantastiques Vampire Weekend (qui
reviennent en 2010, joie !).
reviennent en 2010, joie !).
- "Too fake", de Hockey. Une grosse pêche électro-rock qui va bien ! Impossible de ne pas se bouger le
popotin là-dessus ;)
également, dans le top 3 des meilleurs de l'année !
- "Listzomania", de Phoenix. Nos frenchies du 78 ont conquis le monde avec ce single fabuleux, et l'album
qui va bien avec, "Wolgang Amadeus Phoenix".
qui va bien avec, "Wolgang Amadeus Phoenix".
- "Open up your door", de Richard Hawley. On s'éloigne radicalement des dance-floors pour déguster une
chanson habitée et divine, où mélancolie et harmonie ne semblent faire plus qu'un...Le meilleur moyen de
décoller très haut vers les étoiles...
chanson habitée et divine, où mélancolie et harmonie ne semblent faire plus qu'un...Le meilleur moyen de
décoller très haut vers les étoiles...
- "Bad Blood", de Simian Mobile Disco. Pas question non plus de quitter trop longtemps les-dits dance-floors ! Je n'ai pas trouvé mieux cette année en revisitation talentueuse de l'électro-dance qui nous fait tous nous
remuer, avec un max de sensualité ici !
remuer, avec un max de sensualité ici !
- "Last Dance", de The Raveonettes. Allez on est bien dans le bon vieux tube pop, mais avec des touches de modernité qui ancrent bien ce titre en 2009. Et hop le refrain tourne en boucle dans votre tête de manière...
entêtante !
entêtante !
- "Love Lost", de The Temper Trap. Encore un bijou électro-pop, avec des variations de rythme fabuleuses
et un synthé à craquer ! J'adore ! Et l'album, "Conditions" est divin !
et un synthé à craquer ! J'adore ! Et l'album, "Conditions" est divin !
- "I can talk", de Two Door Cinema Club. Bon j'ai promis au départ que je ne ferai pas de classement au
sein de ces petites perles de 2009...mais honnêtement ce single énormissime des prometteurs TDCC est
perché tout en haut de ce qui s'est fait de mieux cette année !
sein de ces petites perles de 2009...mais honnêtement ce single énormissime des prometteurs TDCC est
perché tout en haut de ce qui s'est fait de mieux cette année !
Y'a pas du lourd, là ? ;))
Et allez parce que mine de rien on est quand même sur un blog dédié au Brésil, je m'en voudrais de ne pas
vous faire écouter le meilleur du dernier album de CéU, Vagarosa :
Et dire que je l'ai ratée en concert...
11 octobre 2009
Semaine carioca avec Farid et Stéphane !
La première semaine d'octobre a été quasi intégralement consacrée à la découverte des plaisirs cariocas pour mes amis Cdiscoutiens Farid et Stéphane. Du 1er au 9 octobre, je crois que nous avons partagé une semaine assez homérique, au cours de laquelle nous avons slalomé entre les (grosses) gouttes de pluie de printemps pour aproveitar un maximum de choses !
Au menu des réjouissances de la semaine :
- Dès vendredi 2 au midi (soit 6 heures après l'atterrissage des deux compères bordelais) : l'annonce en direct de l'attribution à Rio des Jeux Olympiques 2016, à laquelle nous avons assisté depuis le balcon du Copacabana Palace : plus d'infos ici !
- Le vendredi soir, sympathique petite picanha sur le churrasco des Dumas.
- Le samedi midi, découverte du Jardim Botanico de Rio, qui a fêté en 2008 ses deux siècles d'existence (fondé qu'il a été par le futur empereur Dom Pedro, fuyant la barbarie napoléonienne et une Europe dévastée pour venir profiter des délices de la capitale de sa colonie maior !).
- Le samedi soir, grand moment avec le concert du mythique (et un peu tapé aujourd'hui il faut l'avouer) Jorge Ben, auteur quand même des incontournables Fio Maravilha, Mas Que Nada, Taj Mahal ou Pais Tropical ! Même un peu entamé par le poids des ans, le Jorge sait aussi bien s'entourer pour donner un peu de piquant à la fin de ses shows : durant le rappel, quelques jeunes cariocas pimpantes et dansantes sont venues égayer la scène avec brio et..chaleur. Pour vous, à découvrir ici :
- Le dimanche 4 octobre, très très grosse journée, puisqu'après un rapide intermède culturalo-historique du côté du Forte de Copacabana, et une après-midi passée à parier sur des canassons au Jockey-Club de Gavea, la soirée est consacrée au titanesque clasico entre Flamengo (Mengooooooooo !!) et Fluminense (beuhhhhhhh), dont je vous ai déjà parlé voici quelques semaines (si, si, ça se passe ici), dans le cadre du Brasileirão, le championnat national brésilien. Ambiance énorme, stade comble, victoire rubro-negra avec deux buts de l'idole flamenguista Adriano, le fameux Imperador, Farid et Stéphane scotchés devant l'énormité du truc...N'était ce la pluie qui va rendre crevard le Farid pendant 3 jours, la soirée aurait été grandiose (elle est simplement fantastique) !
En prime, ci-dessous l'incroyable explosion du stade sur le premier but de Flamengo.

Et puis le trio magique, au coeur du Maracana, aux couleurs flamenguistas !
Et une image aussi quand même des carnes du Jockey-Club :)
- Le lundi, avec l'angine monumentale du Faridou dûe à une exposition trop prolongée sous la pluie au Maracana, le programme se fait light : un maître-mot : la ré-cu-pé-ra-tion !
- Le mardi, retour du doux soleil carioca, journée idéale pour prendre notre courage à deux mains (surtout celui de Farid, encore bien faiblard), et grimper, via le petit train de Cosme Velho, sur le morro du Corcovado y admirer de (très) près le Cristo Redentor et la vue panoramique sur Rio, plus que jamais de là-haut Cidade Maravilhosa...
Une ou deux photos (voire trois) de ce site unique s'imposaient :
- Mercredi 7, journée pas inintéressante non plus, puisque nous voici partis pour le quartier de Lapa, pour y découvrir la Cathédrale Métropolitaine (d'un esthétisme 70's douteux, convenons-en), les arches du quartier du même nom (ancien aqueduc qui apportait l'eau depuis le morro jusqu'au centre-ville), et puis clou de la visite, la montée vers Santa Teresa, quartier hors du temps, paisible car en hauteur et à l'abri du tumulte du Centro voisin, l'un des très rares endroits où altitude ne rime pas avec misère (ne pas oublier la règle d'airain à Rio : "plus on est au Sud et proche de la mer, plus on est riches, plus on est au Nord et en haut des morros, plus on est dans la dèche"). Santa Teresa, donc, qui après quelques décennies de déshérence, revit depuis une vingtaine d'années avec une population de bobos cariocas et étrangers, professions libérales, architectes, artistes, qui viennent s'installer dans le "Montmartre de Rio", pour y rénover les anciennes demeures et donner un cachet tout en "alternatif" du quartier...
On y monte par le fameux Bondinho, vieux tramway aux rames défraîchies, donnant à l'ensemble un adorable cachet suranné. Ci-contre quelques photos !
- Le jeudi, bon gros tempo de merda (pluie quasi sans discontinuer), donc rapide visite au centre-ville puis à la belle église de Nossa Senhora de Gloria (malheureusement fermée), pour un retour sans coup férir à la casa, rechargeage d'accus pour préparer une soirée de bon aloi du côté de Lapa, quartier nocturne par excellence, qui abrite la majorité des casas de musica ao vivo (musique "live") de la ville, dont l'excellent Carioca da Gema, au sein duquel nous passons en compagnie de Nathalie et François, amis cariocas, un super moment de détente et de musique (bossa nova puis roda de samba).
Une photo ci-contre pour immortaliser le moment !
Au menu des réjouissances de la semaine :
- Dès vendredi 2 au midi (soit 6 heures après l'atterrissage des deux compères bordelais) : l'annonce en direct de l'attribution à Rio des Jeux Olympiques 2016, à laquelle nous avons assisté depuis le balcon du Copacabana Palace : plus d'infos ici !
- Le vendredi soir, sympathique petite picanha sur le churrasco des Dumas.
- Le samedi midi, découverte du Jardim Botanico de Rio, qui a fêté en 2008 ses deux siècles d'existence (fondé qu'il a été par le futur empereur Dom Pedro, fuyant la barbarie napoléonienne et une Europe dévastée pour venir profiter des délices de la capitale de sa colonie maior !).
- Le samedi soir, grand moment avec le concert du mythique (et un peu tapé aujourd'hui il faut l'avouer) Jorge Ben, auteur quand même des incontournables Fio Maravilha, Mas Que Nada, Taj Mahal ou Pais Tropical ! Même un peu entamé par le poids des ans, le Jorge sait aussi bien s'entourer pour donner un peu de piquant à la fin de ses shows : durant le rappel, quelques jeunes cariocas pimpantes et dansantes sont venues égayer la scène avec brio et..chaleur. Pour vous, à découvrir ici :
- Le dimanche 4 octobre, très très grosse journée, puisqu'après un rapide intermède culturalo-historique du côté du Forte de Copacabana, et une après-midi passée à parier sur des canassons au Jockey-Club de Gavea, la soirée est consacrée au titanesque clasico entre Flamengo (Mengooooooooo !!) et Fluminense (beuhhhhhhh), dont je vous ai déjà parlé voici quelques semaines (si, si, ça se passe ici), dans le cadre du Brasileirão, le championnat national brésilien. Ambiance énorme, stade comble, victoire rubro-negra avec deux buts de l'idole flamenguista Adriano, le fameux Imperador, Farid et Stéphane scotchés devant l'énormité du truc...N'était ce la pluie qui va rendre crevard le Farid pendant 3 jours, la soirée aurait été grandiose (elle est simplement fantastique) !
En prime, ci-dessous l'incroyable explosion du stade sur le premier but de Flamengo.
Et puis le trio magique, au coeur du Maracana, aux couleurs flamenguistas !
Et une image aussi quand même des carnes du Jockey-Club :)
- Le lundi, avec l'angine monumentale du Faridou dûe à une exposition trop prolongée sous la pluie au Maracana, le programme se fait light : un maître-mot : la ré-cu-pé-ra-tion !
- Le mardi, retour du doux soleil carioca, journée idéale pour prendre notre courage à deux mains (surtout celui de Farid, encore bien faiblard), et grimper, via le petit train de Cosme Velho, sur le morro du Corcovado y admirer de (très) près le Cristo Redentor et la vue panoramique sur Rio, plus que jamais de là-haut Cidade Maravilhosa...
Une ou deux photos (voire trois) de ce site unique s'imposaient :
On y monte par le fameux Bondinho, vieux tramway aux rames défraîchies, donnant à l'ensemble un adorable cachet suranné. Ci-contre quelques photos !Le midi, petite dédicace pour le restaurant japonais sis au 7ème étage du Botafogo Praia Shopping, avec vue imprenable sur le Pain de Sucre : de l'avis de Farid et Stéphane, parmi les tous meilleurs sushis qu'il leur ait été donné de déguster !
Une photo ci-contre pour immortaliser le moment !
- Vendredi, c'est jour de départ, encore une fois sous la pluie battante, comme ça pas de regrets de rentrer vers la France ! On aura ma foi passé une belle semaine, un seul petit regret (quand même), celui de n'avoir pu monter au Pain de Sucre, pour cause de météo capricieuse, mais aussi de ne pas avoir pu plus profiter de la plage (même cause...)...Ce sera pour la prochaine visite des deux lascars, qui reviennent quand ils veulent !!
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