15 octobre 2011

Les meilleurs restaurants de Rio : à boire et à manger !

Voici bien longtemps que je n'ai pas pris ma plume pour vous émoustiller les papilles gustatives : en vérité, après une rapide recherche, je n'ai en effet publié qu'un post sur le sujet en 30 mois de vie carioca, et c'était il y a plus de deux ans, où je consacrais la triplette (toujours vaillante) Zaza Tropical - Quadrucci - Satyricon.

Pourquoi ce silence interminable ? Ce n'est pas que je ne sais pas succomber pas de temps à autre aux plaisirs de la (bonne) chère, c'est plus simplement qu'en bon français (il faut bien qu'il nous reste au moins un domaine réservé en ces temps de discrédit sur notre vieille nation), je dois avouer que l'offre gastronomique de Rio est loin de concurrencer (à l'exception de l'ardoise en fin de repas) notre Paris national, ou même une simple capitale régionale de notre bel hexagone.

Je veux néanmoins profiter de la sortie annuelle du guide gastronomique de référence de Rio, en l'occurrence le très exhaustif (plus de 400 restaurants recensés) Comer e beber ("manger et boire") de l'excellent Veja Rio, supplément hebdomadaire du moins excellent (quoique trop libéral à mon goût, mais on ne se refait pas et c'est un autre sujet :) newsmagazine Veja, pour faire un petit update du panorama culinaire de notre capitale tropicale, où l'on sait également déguster autre chose que le prato de base arroz e feijão (riz et haricots noirs) !

Comer & Beber Veja Rio : miam ! 

Petit miscellanée de news gastronomiques à la sauce "Frenchman" bien entendu, enrobée donc d'une pincée de mauvaise foi, en deux temps trois mouvements ! :

1. Rio n'a définitivement qu'un seul grand restaurant, et c'est un français qui le tient :
Je me le tiens pour dit, cochon qui s'en dédit : Le Pré Catelan (le restaurant de l'hôtel Sofitel de Copacabana, drivé de main de maître par le brillant -et stéphanois, pléonasme donc- Roland Villard est le seul établissement carioca qui glanerait une étoile dans le guide Michelin. Et ce n'est pas une insidieuse et misérable fiscalização d'une équipe hygiéniste francophobe dans cet établissement de haute volée qui viendra altérer mon jugement, na !

2. Les restaurateurs cariocas sont de fieffés gangsters :
Quelques exemples parmi d'autres :
- Roberta Sudbrack, ci-devant autoproclamée reine de la nouvelle génération des chefs locaux, et un menu somme toute vaguement quelconque au final : 700 R$ pour deux (et c'était il y a déjà 18 mois) ;
- Antiquarius, le prétendu meilleur restaurant portugais (bacalhau et cie) de la ville, une cuisine d'une tristesse insigne servie par des garçons trempés dans le formol : 650 R$ pour deux ;
- Sushi Leblon, où deux makis qui se battent en duel et quatre sashimis qui font une partie carrée reviennent au bout du compte à 300 R$ pour deux, sous le prétexte qu'il y a Leblon dans Sushi Leblon (Leblon au carré même, puisqu'on est dans la très chic rua Dias Ferreira) - sans compter la note de l'oto-rhino, puisqu'on rentre à la maison salement enrhumé à avoir passé deux heures sous une clim' reglée à 12°C et qui souffle plus fort que le blizzard canadien.
Bref, rendez-nous notre bon bistro parigot où l'on s'envoie oeuf mayo - confit de canard - tarte tatin pour 15 € café compris ! :)

3. L'Oro, le nouvel Eldorado ?
Le Show Rio Gastronomia, en août dernier, en le consacrant déjà, m'avait mis la puce à l'oreille. Le Comer e beber, en le célébrant de nouveau, m'amène à croire au miracle : l'Oro, que le jeune chef Felipe Bronze (qui n'a pas encore coulé) a inauguré voici une petite année, serait-il ce deuxième restau de haute volée qu'attend le tout Rio (n'en déplaise aux sus-cités, ou aux autres qui ont encore du boulot pour prétendre à la couronne -Olympe, Gero, Siri Mole e tutti quanti) ? Les auspices sont favorables, il faudra donc se rendre très prochainement rua Frei Leandro, au Jardim Bôtanico, pour valider l'impression qu'un nouvel havre de gastronomie fine et reluisante a vu le jour...en espérant, sans trop y croire, que la note soit aussi tamisée que les lumières enchanteresses de ce nouvel amphitryon.

L'Oro, quelle médaille au final ? 

Ah, encore quelques lignes en forme de dica (reco, bon plan) pour les sensibles du palais :
- A Rio, "tapas" se dit "La Fabrique", et en aucune manière "Venga".
- Pour les fans de bonnes pâtes, c'est le Terzetto Café qu'il vous faut, et pas son grand frère (trop cher et trop guindé) le Terzetto tout court.
- Le bon plan du dimanche midi de verão (été), après un bon bain de soleil au Posto 8 : le Botequim pé limpo (chic) Astor, de l'autre côté de l'avenue Vieira Souto (le bord de mer d'Ipanema).
- Allez un dernier pour la route : vous cherchez la meilleure viande de Rio sans le côté agité de la churrascaria ? C'est le Giuseppe Grill qu'il vous faut (oui je sais le nom est naze mais le restaurant "envoie" de la pure barbaque, et une carte des vins de haut vol !).

Bom apetite !

03 septembre 2011

Pollution, le drame carioca

Si Rio est une ville d'une beauté fascinante, et qu'elle ne vole en rien son appellation de Cidade Maravilhosa, elle est malheureusement -et très régulièrement- maltraitée par ses habitants, et ce depuis des décennies. La croissance effrénée de la ville dans la deuxième moitié du XXème siècle, ajoutée à l'incurie des pouvoirs publics incapables d'investir durablement dans l'assainissement des eaux usées et le traitement des déchets font qu'encore aujourd'hui moins de la moitié des domiciles de l'Etat de Rio disposent du tout à l'égout (selon une étude de l'IBGE -l'INSEE brésilien- parue en 2008). J'ai ainsi pu déjà partager avec vous ma consternation devant le cloaque immonde qu'est devenue la baie de Guanabara, dans laquelle se déverse quantités de rivières polluées, charriant avec elles, dans un rythme effréné et effrayant, plus de 20.000 litres de déchets...par seconde ! Et je vous ai également parlé du fait que la pollution va jusqu'à envahir le sable des plages : les déchets ménagers ne sont ici plus en cause, c'est plus nos "amis" les bêtes et leurs matières fécales qu'il faut incriminer, mais aussi le jeito (style) tout carioca de répandre allègrement ses détritus sur la plage, au mépris du respect de l'environnement et des ses congénères plaisanciers.

Et voilà que je découvre, consterné (de nouveau), dans le Globo du jour (celui d'hier, pour être tout à fait honnête), deux photos des nouveaux dommages que l'homme, dans sa folie coutumière, fait subir à l'environnement dans les très proches environs de la ville de Rio.


Il est commun de penser que le très coté Barra da Tijuca, le quartier des nouveaux riches cariocas, est protégé des dommages environnementaux, de part son relatif éloignement avec la baie de Guanabara, mère de toutes les pollutions (du moins l'imaginait-on). A la vue de la photo ci-dessus, les baigneurs, surfeurs et kiteurs de la plage de Pépé, ou de celle, voisine, de Joatinga, vont devoir ranger sungas (les maillots échancrés typiquement caricoas) et autres planches en tout genre : cette gigantesque tâche noire qui s'écoule depuis le canal de Joatinga est de l'égout, et rien d'autre. Elle est la triste résultante de l'extrême pollution qui règne dans les lacs de Tijuca, Jacarepagua et Marapendi, pourtant préservés d'une quelconque atteinte à leur propreté jusqu'au début des années 80. L'urbanisation à marche forcée, la cupidité des promoteurs locaux et l'aveuglement des pouvoirs publics (stimulé il est vrai par les multiples propinas -dessous de table- dont ils ont bénéficié) ont fait de ce coin de paradis une plage impropre à la baignade toute l'année durant.


De l'autre côté de la baie de Guanabara, c'est Niteroi, une ville moderne de quelques 500.000 âmes, moderne et sans cachet particulier, célèbre avant tout pour son Musée d'Art Contemporain, conçu par le toujours vert Oscar Niemeyer (qui va quand même sur ses 104 ans cette année !). Depuis le centre de Niteroi courent quelques cours d'eau, ou ce qu'il en reste, en direction des plages (dont quelques-unes superbes) du nord de la ville, ou vers la fameuse baie de Guanabara, au sud. La photo ci-dessus montre que l'eau de la rivière a bien du mal à se frayer un chemin, entre pneus usagés, sacs plastiques, canettes et autres parapluies (!). L'odeur fétide et la vision dantesque incommodent tout un quartier, sans que cela ne semble émouvoir plus que cela la préfecture de la ville -il faut dire bien peu aidée par les très mauvaises habitudes prises par les habitants de balancer à peu près tout à peu près n'importe où...

Les brésiliens, et les cariocas en particulier, ont hérité de Mère Nature d'un trésor prodigieux. Il serait bon, pour leur propre salut et celui de l'humanité tout entière ("Amazonie, poumon vert...") qu'ils songent à le préserver un peu (voire beaucoup) mieux.

08 août 2011

Quelques belles images de la forêt de Tijuca...et la Casa das Canoas

Désolé de faire enrager mes lecteurs de France, mais cet hiver (!) carioca est en tout point délicieux en ce qui concerne la météo. Ce week-end en fut la plus parfaite illustration, avec un ciel bleu azur et une agréable température d'une trentaine de degrés. L'occasion de partir se balader en famille sur les routes escarpées du fameux  Parc de Tijuca, considéré comme la plus grande forêt urbaine au monde -c'est évidemment ce qui fait la magie de Rio, cet enchevêtrement permanent d'habitations, de verdure flamboyante et de mer (pas toujours cristalline, j'en conviens ;).

En voiture donc pour cette petite balade, qui comptera au total quatre arrêts :

# La Vista Chinesa ("vue chinoise", en raison du petit édifice en forme de pagode qui s'y dresse) et son point de vue formidable sur la Zona Sul de Rio : c'est l'un des rares endroits où l'on peut embrasser d'un seul coup d'oeil le Corcovado et le Pain de Sucre, les deux "cartes postales" les plus célèbres de la ville merveilleuse ;

# La Mesa do Imperador ("table de l'empereur"), appelée ainsi car l'empereur du Brésil Dom Pedro II y avait établi ses quartiers d'été, quand la chaleur tropicale harassait le centre-ville (il y fait en effet beaucoup plus doux, du haut de ses quasi 500 mètres d'altitude) ;

# Le Mirante das Canoas, sur la route du même nom, qui offre une très beau point de vue sur la Pedra da Gavea et le quartier de São Conrado.

# Enfin, la Casa das Canoas, située un peu au-dessus du Mirante pré-cité, précisement au n°2310 de l'estrada das Canoas, est une très belle demeure (quoiqu'un peu "rouillée" par des années d'entretien erratique) conçue par le grand architecte brésilien Oscar Niemeyer, dans laquelle ce dernier a habité entre 1952 et 1961, avant qu'il ne parte loger dans Brasilia la nouvelle -au sein de laquelle nombre d'édifices portent sa patte, voir le post que je vous ai proposé l'année dernière sur la capitale du Brésil. José, le fidèle concierge (qui y travaille depuis 38 ans) vous y accueille de manière très informelle (ne pas hésiter à sonner et à demander à visiter la maison -moyennant une petite propina de 10 R$ par personne, tout de même...), et l'on tombe au gré du petit tour dans la demeure sur de nombreuses maquettes de projets réalisés par le maître dont certains ont vu le jour (la Cathédrale Métropolitaine de Brasilia) et d'autres non (la Tour d'Embratel, qui devait se dresser sur un morro de la forêt de Tijuca, pour "répondre" au Christ Rédempteur, mais qui a été enterré pour ne pas concurrencer le Seigneur du Corcovado...).

Vue depuis la Vista Chinesa, un peu embrumée...
Vista Chinesa, en vo :)
Mesa do Imperador
Vue depuis la Mesa do Imperador
La Pedra da Gavea depuis le Mirante das Canoas
Vue extérieure de la Casa das Canoas... 
...et vue intérieure
Maquette de la Cathédrale Métropolitaine de Brasilia
Maquette de la Tour d'Embratel
Deux heures de petit tour, un déjeuner en suivant au Couve-Flor, l'un des meilleurs restaurants au kilo de Rio situé tout près du Jardim Botânico, bref un excellent demi-samedi !

05 août 2011

Concert de l'Octopus Brass Band, en soutien à Terr'Ativa

Je vous ai déjà entretenu voici quelques semaines du travail remarquable qu'effectue l'ONG franco-brésilienne Terr'Ativa au service des enfants (et des parents) de la communauté du morro do Fuba, dans le quartier de Cascadura, à Rio, dans des conditions difficiles (peu de moyens, un quartier encore non pacifié -en témoignent les récentes escarmouches entre les traficants et la milice, qui domine le morro), sans oublier le drame qu'a vécu l'organisation en février 2007 avec le lâche assassinat de trois de leurs membres, dont la fondatrice de l'ONG, Delphine Douyère.



Terr'Ativa est parvenue à surmonter ces difficultés et fête aujourd'hui ses douze ans d'existence à Rio. Pour fêter dignement cet anniversaire, un concert exceptionnel de la fanfare française Octopus Brass Band (qui appartient au réseau "Fanfares sans frontières") sera donné ce mardi 9 août à 19h00 au sein du Théâtre de la Maison de France (PSA Peugeot-Citroën, permettez ! ;), avec les participations spéciales du sambista Aleh Ferreira, de l'Orquestra Voadora et de nombreux enfants du Morro do Fuba !

Ci-dessous un petit extrait du concert de rue de l'Octopus Brass Band dans les rues de Lapa voici quelques jours !


L'intégralité de la recette sera reversée à Terr'Ativa, pour poursuivre et intensifier ses actions en faveur de la communauté de Fuba. Venez donc nombreux à l'évènement !


# TEATRO MAISON DE FRANCE :  Avenida Presidente Antonio Carlos, 58 - Castelo / Centro – Rio de Janeiro
- Prix des billets en achat anticipé : 30 R$ 
par téléphone au (21) 4003-2330 ou à la billetterie du théâtre tous les jours de 14h00 à 19h00; 50 R$ sur le site Ingresso.com. 
- Prix des billets le jour du concert : 50 R$. 

01 août 2011

Coupe du Monde 2014 : ça sent le pâté...

A un peu plus de 1000 jours du début de la XXème Coupe du Monde de Football de l'Histoire, qui aura lieu dans le pays 5 fois champion du monde de ce noble (?) sport, en l'occurence le Brésil, le tableau que l'on peut dresser des préparatifs de celle-ci est des plus sombres...

En voici la preuve en 4 points :

# Les stades sont à des années-lumière d'être prêts à accueillir la compétition :  sur les 12 arènes qui doivent accueillir la Coupe en 2014, seuls trois d'entre elles respectent le calendrier initial des travaux qui leur avait été imparti. Plusieurs ont vu leurs travaux être repoussés (ou même interrompus, dans le cas du stade de Porto Alegre) pour des recours en justice liés à d'appel d'offres pas toujours transparents, et trois d'entre eux (les stades de Natal, de Curitiba et de São Paulo) en sont encore seulement au stade de projet, ou quasi, près de quatre ans (!) après la décision de la FIFA d'attribuer la Coupe du Monde au Brésil. La situation à São Paulo est la plus ubuesque, où, après de nombreuses tergiversations et interventions politiques (dont celle, décisive, de l'ex-président -et corintiano- Lula), il a décidé de ne pas réformer le pourtant très beau stade du Morumbi, pour environ 200 millions de reais, mais de construire ex-nihilo une nouvelle arène dans le quartier paumé d'Itaquera, qui deviendra le stade résident des Corinthians, le tout pour la modique somme de...1 milliard de reais (financé à 80% par des fonds publics, cela va sans dire) !

Les stades et les villes en 2014 (cliquer pour agrandir)

# Les infrastructures de transports sont encore très sous-dimensionnées : si l'état d'avancement des stades inquiète jusqu'au plus ardent des supporters de la Seleção, que dire des transports, et en particulier des aéroports, qui, dans 8 villes d'accueil sur 12, fonctionnent déjà bien au-delà de leur capacité théorique -il en résulte de nombreux retards, en particulier aux aéroports -saturés- de Guarulhos (São Paulo) et Galeão (Rio de Janeiro). Les travaux d'extension prennent un temps fou, à telle enseigne que la présidente Dilma elle-même a convoqué voici un mois une réunion interministérielle spécialement dédiée au sujet, où il a été décidé de privatiser la gestion des trois plus importants aéroports du pays (les deux premiers cités, et celui de Brasilia), dans l'espoir d'agréger de nouvelles ressources et d'accélérer le processus de réformes. Une autre crainte (plus que fondée dans le cas de la ville de Rio) est l'insuffisance des transports urbains dans de nombreuses villes, et quasiment rien n'a été entrepris pour l'instant pour améliorer la situation. Les supporters en 2014 devront sans aucun doute s'armer de la plus grande des patiences...

Files d'attente a l'aéroport de Guarulhos (SP) : vous avez dit bazar ? ;)

# La CBF et son président Ricardo Teixeira sont très contestés : la CBF, c'est la Confédération Brésilienne de Football, l'équivalent de la FFF. Ricardo Teixeira, c'est son tout-puissant et polémique président, et ce depuis...1989, sans discontinuer ! Cette hégémonie à la tête du sport national lui a permis de se construire un réseau politico-économique de premier ordre, lui donnant un statut de quasi intouchable dans le pays, et ce malgré les innombrables malversations dont il aurait été l'auteur tout au long de son règne à la tête de la CBF. Chose hallucinante, il est même parvenu à faire du Comité Local d'Organisation de la Coupe du Monde (le COL) une société dont il est le seul actionnaire physique, et pourrait ainsi en pratique empocher personnellement l'intégralité des bénéfices que générera le COL ! Face à de telles pratiques, les amateurs de football (et les autres) se révoltent enfin : un Front National des Supporters s'est constitué, et mène actuellement une campagne intense (plus de 300.000 tweets en une semaine du hashtag #ForaRicardoTeixeira sur Twitter, par exemple) pour discréditer Teixeira, et demander aux députés d'ouvrir une enquête sur les pratiques de la CBF. Je doute que cela soit suffisant pour débouler celui qui vient, dans une subtile pirouette, de traiter les médias anglais de "corrompus" (en référence à l'attribution polémique de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, où les anglais ont pourtant été superbement floués par la FIFA -dont Teixeira est un éminent représentant), malgré les nombreuses inimitiés qu'il s'est créées (au hasard au Brésil Pelé, Romario, Ronaldo...). Quoi qu'il en soit, ambiance très pesante...

Teixeira en dictateur jouant avec les bénéfices du COL...

# La Seleção est aux abonnés absents : peut-être finalement la pire des nouvelles pour les 190 millions de torcedores (supporters) brésiliens, l'équipe nationale vit l'une des pires phases de son histoire : après l'ère Dunga qui s'est soldée par un retentissant échec au Mondial 2010 (et une élimination en 1/4 de finales par les Pays-Bas), l'espoir était revenu avec la nomination d'un entraîneur porté vers l'offensive (Mano Menezes) et l'éclosion de jeunes pépites telles Neymar ou Ganso. Mais la Copa America 2011, qui vient de s'achever sur la piteuse élimination du Brésil, de nouveau en 1/4 de finales face au modeste Paraguay, a douché les espoirs des plus fervents supporters : absence de fonds de jeu, niveau technique indigne de la Seleção, prétendus leaders -Julio Cesar, Lucio, Elano...- en méforme, choix tactiques contestés, le tableau est très sombre pour le Pentacampeão, tellement sombre que l'immense majorité des brésiliens, récemment interrogés par le newsmagazine Veja, parient sur un autre vainqueur que le pays-hôte en 2014 (à 83% !). Comment dans ces conditions laver l'affront subi en 1950, lorsqu'en plein Maracanã, le petit Uruguay battit à la surprise générale le Brésil en finale de la première Coupe du Monde jouée sur la terre de Pelé ?

Neymar : c'est la coupe le problème ? 

Bien sûr, il reste encore trois ans pleins au Brésil pour faire de "leur" Coupe du Monde une gigantesque fête réussie, mais il ne va pas falloir trop lambiner en cours de route maintenant : le compte à rebours est lancé, et il ne faudrait pas que les mauvaise augures qui tournoient autour de l'embryon "Copa do Mundo 2014" accouchent d'un bébé en phase avec les prémonitions pessimistes de la grande majorité de la population : toujours selon Veja, la Coupe du Monde rime plus pour l'instant avec "corruption" et "mauvaise image" qu'avec "football champagne" !

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