Commençons donc par ce grand prix, où Istoé distingue, une fois n'est pas coutume, le président Lula da Silva (photo ci-contre) en tant que "Brésilien de l'année 2009" ! Il faut dire que l'année qui se termine a vu Lula surfer sur une popularité sans précédent, tant à l'intérieur de ses frontières (près de 80% d'opinions favorables !) que sur la scène internationale, sur laquelle il s'est démené toute l'année durant ! De surcroît, il a joué un rôle que l'on dit décisif dans l'attribution des Jeux Olympiques 2016 à Rio de Janeiro, et il a le mérite et le bonheur de diriger un pays qui a extrêmement bien résisté à la crise financière mondiale, étant l'un des derniers à entrer en récession, et l'un des tout premiers à en sortir (même si les derniers chiffres de croissance ne sont pas non plus mirifiques...). En tout état de cause, il quittera son poste de président à la fin de l'année 2010, laissant un pays en bien meilleur état économique et social que lorsqu'il a débuté son premier mandat aux premiers jours de 2003...Bravo à lui donc, ce prix, s'il n'est pas marqué par le sceau de l'originalité, me semble tout à fait justifié...pour l'ensemble de son oeuvre.
Le prix de l'homme politique brésilien de l'année a été attribué au charismatique et énergique gouverneur de l'état du Minas Gerais Aécio Neves (photo ci-contre). J'ai déjà eu l'occasion de vous parler d'Aécio, ici et encore là, il est certainement l'un des hommes politiques les plus talentueux du pays. Il dispose également d'une approbation de sa politique dans son fief de Belo Horizonte à faire rougir un dirigeant nord-coréen (90% d'opinions favorables !), il est, à 49 ans, le futur étalon du PSDB, le parti de centre-droit de l'ex-président Fernando Henrique Cardoso, et se pose encore aujourd'hui en alternative à l' "éléphant" José Serra pour la course à la présidentielle brésilienne de 2010. Là encore, un prix qui ne me semble souffrir aucune contestation !Pour la personnalité brésilienne de l'année dans le domaine de l'économie, Istoé a choisi le ministre de l'Economie et des Finances Guido Mantega (photo ci-dessous à gauche). S'il a le mérite d'avoir plutôt bien conduit le pays sur le plan économique, dans la plus grave crise mondiale depuis 1929, et si son style naturel et tranquille tranche dans un paysage politique plutôt agité, il me semble que cumuler cette distinction avec celle de Lula met un peu trop l'éclairage sur les actions du gouvernement brésilien, aussi louables et bénéfiques soient-elles...De mon côté, j'aurais choisi sans conteste Abilio Diniz (photo ci-dessous à droite), le patron du 1er distributeur du pays, le groupe Pão de Açucar : il aura quand même réussi cette année le tour de force de racheter le numéro 1 de l'électroménager brésilien Ponto Frio (le Darty brésilien donc), puis l'emblématique enseigne d'électronique et d'électroménager Casas Bahia, créant au final un groupe de distribution ultra-puissant, avec 137.000 salariés (1er employeur privé du Brésil), 1800 magasins et 45 milliards de reals (18 milliards d'euros) de chiffres d'affaires ! C'est lui véritablement le brésilien de l'année en matière économique !


Le sportif brésilien de l'année pour Istoé est pour le coup incontestable et incontournable : il s'agit de Cesar Cielo (photo ci-contre), double champion du monde du 50m et du 100m nage-libre ! Il aura ainsi confirmé avec éclat son titre olympique de Pékin sur la plus courte des deux distances, et il aura également conquis son titre sur la distance reine en battant et notre Alain Bernard national, et le record du monde du 100m, nageant les deux longueurs en 46'91" ! Incontestable, on vous dit !
Enfin, la distinction dans la catégorie Culture est allée au réalisateur de cinéma (mais aussi de télévision) Daniel Filho, qui a établi cette année, avec sa comédie loufoque "Se eu fosse você 2" ("Si j'étais toi 2", affiche ci-contre), le record d'entrées du cinéma brésilien, avec plus de 6 millions de spectateurs qui se sont pressés dans les salles sombres pour rigoler un franc bon coup ! On aurait également pu attribué le prix au romancier et chanteur Chico Buarque, qui avec son excellent dernier roman "Leite Derramado" ("Lait renversé") a trusté longtemps la première place des meilleures ventes de livres du pays. Mais le choix de Daniel Filho ne prête pas trop à discussion...Ici, sur le site d'Istoé, quelques images de la soirée célébrant ces brésiliens de l'année 2009 !























